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Moslema est sauvé par sa fidèle épouse (Les Avantures d’Abdalla, vol. 2, 1712)

Notice #017110

Image HD

Série de l'image :
[J. P. Bignon,] Les Avantures d’Abdalla, Paris, Pierre Witte, 1712
1712
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Bloomington Indiana, The Lilly Library
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
PQ1957.B492 A4 1712 V.2
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Moslema a épousé, grâce à la bienveillance du roi Zirisdin, la fille d’un émir, la belle Rasimé. Un de ses amis le convainc que toutes les femmes sont infidèles, Moslema parie contre lui que Rasimé ne l’est pas. Mais Kachek lui décrit en détail les bijoux, les meubles et les grains de beautés de sa femme. Moslema convaincu d’être un mari trompé abandonne sa femme dans une île déserte, part deux ans dans l’armée du grand Mogol et revient prétendant à l’Emir que Rasimé a péri dans une tempête. L’Emir court chez le Cadi et fait emprisonner Moslema, qui est condamné à être scié vif (p. 264). Molesma en appelle à la justice du roi Zirisdin, qui d’abord confirme la sentence.
    La gravure représente la scène qui débute ici :
    Moslema, à genoux à gauche, confesse la vérité devant le roi, au fond au centre, et face à son accusateur, son beau-père l’émir : Moslema explique que, mortifié d’avoir été trompé par sa femme, il l’a abandonnée sur une île déserte. Kachek est amené devant le roi et confesse sa supercherie : Rasimé ne lui a jamais rien accordé, c’est par une servante qu’il a su tous les détails intimes qu’il a racontés à Moslema.
    Coup de théâtre alors : Rasimé survient, bien vivante (p. 268, et en haut à gauche, devant Moslema agenouillé) ; elle plaide pour son mari. Le roi et l’émir pardonnent à Moslema, mais Kachek est condamné à fouetter la vieille servante à tous les carrefours de la ville, puis au bannissement (on les voit tous les deux en bas à droite).
Annotations :
2. Gravure insérée face à la P. 250, au début de l’« Histoire de Moslema, & de la fidelle Rasimé ». Mais la scène représentée débute à la p. 262.