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Taches lunaires (Galilée, Sidereus nuncius, 1610, f° 9v-10r)

Notice #017443

Image HD

Série de l'image :
Galilée, Sidereus nuncius, Venise, Th. Baglionus, 1610
Date :
1610
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Carte, topographie

Analyse

Analyse de l'image :
« Pour moi j’ai toujours pensé que si le globe terrestre était vu de loin, inondé par les rayons du Soleil, la Terre ferme apparaî- trait plus claire et les mers plus sombres. De plus, on observe que les grandes taches de la Lune sont plus basses que les régions plus claires. En effet, aussi bien dans sa phase croissante que décroissante, les bords de la partie lumineuse font toujours saillie de part et d’autre de ces grandes taches, à la limite entre lumière et obscurité, comme nous l’avons noté sur les figures. Les zones des taches ne sont pas seulement plus creusées, mais aussi plus homogènes et sans plis ou aspérités. Par contre, la partie plus lumineuse s’élève près des taches, si bien qu’avant la première quadrature et aux environs de la seconde, d’immenses éminences s’élèvent fortement près de la tache située dans la région supé- rieure, boréale, de la Lune, aussi bien au-dessus qu’au-dessous d’elle, comme le représentent les dessins ci-dessous.
   On peut observer qu’avant la seconde quadrature cette même tache est entourée de bordures plus noires qui, comme les très hauts sommets des montagnes, apparaissent plus sombres du côté qui est opposé au Soleil mais sont plus lumineuses là où elles regardent le Soleil ; c’est le contraire que l’on observe pour les cavités dont la partie opposée au Soleil apparaît très lumineuse, alors que celle qui est du côté du Soleil est plus obscure. Ensuite, quand la surface lumineuse a diminué et que presque toute la tache est dans l’obscurité, les crêtes plus éclairées des montagnes surplombent la partie ténébreuse. Les figures suivantes montrent ce double phénomène. » (Traduction CRAL, université de Lyon)