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En observation - Ivan Kramskoï
En observation - Ivan Kramskoï

Notice #017878

Image HD

Auteur(s) :
Kramskoï, Ivan (Иван Николаевич Крамской) (1837-1887)
1876
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Portrait
Lieu de conservation :
Saint-Pétersbourg, Musée russe
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Palais Mikhaïlovski (Михайловский дворец)
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :

Le titre russe de ce tableau est Созерцатель, littéralement Le Contemplateur.
    « Le peintre Kramskoï a un tableau remarquable qui s’appelle Le Contemplateur : on y voit représenté une forêt en hiver, et, dans la forêt, sur une route, vêtu d’un petit caftan et chaussé de laptis troués, complètement seul au monde, dans la solitude la plus totale, une espèce de petit paysan, arrivé là, et qui se tient là, comme pensif, mais il ne pens epas, non, il « contemple » on ne sait quoi. Vous le pousseriez, il tressaillerait et vous regarderait comm si vous veniez de le réveiller, sans rien comprendre. Certes, il reprendrait tout de suite se sesprits, mais, vous lui demanderiez pourquoi il restait là et à quoi il pensait, sans doute n’arriverait-il pas à se souvenir de quoi que ce soit, mais sans doute aussi chacherait-il au fond de lui l’impression sous laquelle il se trouvait epndatn toute sa contemplation. Ce sont ces impressions qui lui sont chère, et il els accumule comme un avare, sans s’en rendre compte, sans même en avoir conscience — et pourquoi, dans quel but, cela non plus il n’en sait rien : peut-être d’un coup, après avoir accumulé ces impressions pendant de nombreuses années, il laissera tout tomber et partira pour Jérusalem, errer et faire son salut, ou, si ça se trouve, il mettra soudain le feu à son village natal, et, si ça se toruve, il fera les deux choses ensemble. Des contemplateurs dans le peuple, il y en a à foison. Smerdiakov était sans doute l’un de ces contemplateurs, etr lui aussi, il accumulait les impressions avec avidité, lui aussi, quasiment, sans trop savoir encore pourquoi. » (Dostoïevski, Les Frères Karamazov, livre III, chap. VI, trad. A. Markovitz, Actes sud, 2002, Babel, t. 1, p. 234-235)