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A genoux devant la reine Éleuthérilide (S. Poliphile, 1546, F33v) - J. Goujon

Notice #001923

Image HD

Série de l'image :
F. Colonna, Le Songe de Poliphile, Paris, J. Keruer, 1546
Auteur(s) :
Goujon, Jean (1510-1566)
1546
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RES G-Y2-41
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Les jeunes femmes rencontrées par Poliphile ont conduit celui-ci d’abord au bain, puis à la fontaine, enfin à la cour d’amour de la reine Éleuthérilide. Celle-ci reçoit le jeune homme. Quoique la représentation soit ici encore tributaire du système performatif médiéval (Poliphile rend hommage à la reine Éleuthérilide), le rituel est théâtralisé. Au premier plan, la jeune fille assise de dos sur le banc constitue un embrayeur visuel pour la scène, tandis que son banc fait écran. Au fond, les femmes assemblées constituent un public métaphorique du public auquel la gravure est donnée à regarder. Pourtant, malgré cette mise en profondeur de la représentation, l’impression d’ensemble demeure d’une composition en frise articulant un espace d’en haut (la reine et son sceptre à gauche) et un espace d’en bas (Poliphile agenouillé à droite).
Annotations :
1. « Étant ainsi à deux genoux devant si haute majesté, je me trouvai ébahi et honteux. Adonc la reine interrogea mes compagnes de la manière de ma venue, et comme j’étais entré léans. » Les deux lettres mystérieuses à l’intérieur de la gravure, inscrites dans le cercle du panneau central du fond de la salle d’audience, sont un E et un N à l’envers. La comparaison avec la gravure originale vénitienne permet d’en déduire le sens. Dans cette dernière on lit distinctement VENUS. 3. Comparer avec le tableau de Le Sueur, où la reine est représentée de face.