Aller au contenu principal
Le jardin de verre (Songe de Poliphile, 1546, F41v) - Jean Goujon
Le jardin de verre (Songe de Poliphile, 1546, F41v) - Jean Goujon

Notice #001924

Image HD

Série de l'image :
F. Colonna, Le Songe de Poliphile, Paris, J. Keruer, 1546
Auteur(s) :
Goujon, Jean (1510-1566)
Date :
1546
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RES G-Y2-41
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :

La reine Eleuthérilide a confié Poliphile à deux jeunes filles, Logistique (Raison) et Thélèmie (Volonté) qui le mèneront jusqu’à trois portes : celle de droite indique la gloire terrestre, celle de gauche la gloire céleste, et celle du milieu la mère d’Éros, Erototrophos Mater Amoris. Poliphile, qui n’est pas encore prêt pour la porte de gauche, aride et gardée par une vieille misérable, choisira la porte du milieu. Le trajet qui mène jusqu’aux trois portes est jalonné de choses à voir, que montrent et expliquent les compagnes de Poliphile. Ici commence la série des quatre jardins allégoriques, qui ont fait la célébrité du Songe de Poliphile. Ces jardins ne sont pas illustrés dans l’édition originale vénitienne. Le premier jardin est le jardin de verre. Dans l’arche centrale, on distingue Poliphile et ses deux accompagnatrices, arrêtés pour contempler, du dehors (depuis l’espace vague), le jardin en pots. Que signifie ce jardin ? Il célèbre d’abord les prouesses techniques des ateliers de verrerie de

Annotations :

1. « y avait des paquets de jardinage en forme de caisses, dedans lesquels étaient plantés des buis et des cyprès entremêlés, à savoir entre deux buis un cyprès, les troncs et les branches de fin or, mais le feuillage était de verre si proprement contrefait que l’on l’eût pris pour naturel » ; « le jardin était clos de colonnes ventrues faites de verre en forme de jaspe, embrassées de l’herbe dite liset ou voluble [liseron, ou volubilis] avec ses fleurs blanches pareilles à clochettes, toutes de bosse du même verre coloré d’après le naturel » ; « car il n’y avait rien de naturel, et néanmoins cela rendait une odeur suave » (f° 41r°). 3. A comparer avec les jardins suspendus de Logistille, dans l’Arioste. Dans l’édition originale vénitienne, voir p. 124.