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Renaud & Sacripant arrêtés par un valet (Roland furieux Valvassori 1566, ch2)

Notice #002059

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, G. A. Valvassori, 1566 in-4°
Entre 1553 et 1566
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Montpellier, Médiathèque centrale d’agglomération Émile Zola
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
10948 RES in-4°
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Photo numérique
N° de commande :

Analyse

Analyse de l'image :
   Au premier plan à droite, Sacripant vide les étriers, contraint par son cheval Bayard, favorable à Renaud, à combattre à pied.     Au second plan à gauche, Angélique qui s’est enfuie rencontre un ermite nécromant qui, au moyen d’un livre magique suscite un valet à ses ordres (on distingue le livre, bien que l’ermite à cheval soit représenté de dos).     Au premier plan, au centre, le valet envoyé par l’ermite s’interpose entre Renaud et Sacripant. Il leur raconte qu’Angélique est partie avec Roland qui se gausse d’eux. Aux pieds des combattants, on distingue le morceau de bouclier de Sacripant brisé par Renaud. Le premier plan, avec Sacripant vidant les étriers et le valet s’interposant entre les combattants est très proche de celui de l’édition Valgrisi.     Au troisième plan à gauche, Renaud part au galop sur son cheval Bayard (str. 19), espérant rejoindre Angélique (mais les indications du valet étaient mensongères).     A droite, au niveau du panache de Renaud, Bradamante à cheval rencontre Pinabel assis pensif près d’une rivière, qui lui prétend que la jeune fille qu’il aime a été enlevée dans le château d’Atlant.     Au fond, toujours à droite, le bateau pourrait être celui de Renaud voguant vers l’Angleterre à la demande de Charlemagne pour demander du renfort pour Paris assiégé.     Les éléments de la narration ne suivent pas une progression continue dans l’image, mais son disposés tout autour d’un épisode privilégié, l’intervention du valet de l’ermite pour séparer Renaud et Sacripant. Le valet n’assiste pas au combat, ne regarde pas une scène. Son geste et sa parole séparent efficacement les combattants (A opposer à la gravure de l’édition Zatta). La logique performative est encore ici la logique fondamentale de la représentation. Tout autour de la performance, l’espace éclate en territoires narratifs.