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Ferragus face au fantôme de l’Argail (Roland furieux, Valgrisi, 1560, chant 1)

Notice #002175

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, V. Valgrisi, 1560, con privilegio
Auteur(s) :
Dosso Dossi, Giovanni de Lutero dit (1489-90/1542)
Entre 1556 et 1560
Nature de l'image :
Gravure sur bois
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Montpellier, Médiathèque centrale d’agglomération Émile Zola
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
37511RES
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
2301847
Date de commande :
31/01/2003
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://memonum-mediatheques.montpellier3m.fr

Analyse

Analyse de l'image :
    Au second plan à gauche, Renaud (RIN) affronte Ferragus (FER) qui a pris la défense d’Angélique (str. 17). Angélique (AN) est représentée disparaissant derrière un arbre au 3e plan à droite. Au 3e plan à gauche, les deux chevaliers ayant conclu une trêve, ils cheminent un moment ensemble (str. 21). Ferragus revient sur leurs pas pour continuer de chercher son casque, le casque de l’Argail qu’il cherchait dans l’eau où il l’avait laissé tomber, lorsque Angélique l’avait interrompu.     Au premier plan à droite, Ferragus (FER) sonde la rivière avec un grand rameau d’arbre émondé (str. 25). Le fantôme de l’Argaïl (ARG), le frère d’Angélique que Ferragus avait terrassé au début du Roland amoureux de Boiardo, surgit alors de la rivière en brandissant son casque : il accuse Ferragus d’avoir manqué à sa parole en conservant son casque (str. 27). Ferragus honteux jure de ne plus porter de casque tant qu’il n’aura pas conquis celui de Roland.     On passe à la moitié supérieure de la gravure, délimitée à gauche par le seuil d’une tente, à droite par une rivière. A droite, Angélique s’est allongée sur la rive pour se reposer. Dans le texte, elle dort à l’intérieur d’un buisson d’épines fleuries (str. 37). Sans la voir, un chevalier vient alors se lamenter, assis au bord de la rivière (str. 40) : c’est Sacripant, qui se meurt d’amour pour Angélique !     Angélique se montre à Sacripant qu’elle veut persuader de la conduire jusqu’à son royaume de Cathay. Survient un chevalier vêtu de blanc qui terrasse Sacripant et part sans dire un mot. Un messager apprendra à Sacripant et à Angélique qu’il s’agissait de Bradamante. Au centre de la gravure, à droite de la tente, est représenté Sacripant (SAC) à terre sous son cheval renversé ; au-dessus, Angélique ; à gauche, Bradamante à cheval. Plus haut, Bradamante identifiée cette fois par les initiales BRA galope vers la forêt à droite (str. 64).     Un peu en dessous, entre Bradamante en fuite et Angélique, un cheval sans cavalier sort du bois (str. 72) : c’est Bayard, qui a fui Renaud pendant qu’il combattait Ferragus. De l’autre côté de la rivière, pendant que Bayard s’avance sans méfiance vers Angélique (AN), alors qu’elle-même est à cheval, Sacripant (SAC) s’apprête à monter sur le fougueux destrier malgré ses ruades (str. 76).     Au-dessus, toujours au milieu de la gravure, Renaud (RIN) survient à pied (str. 77) face à Sacripant qui monte son cheval Bayard. Angélique (AN), sur la droite, s’enfuit (chant II, str. 11-12).     Reste la tente installée dans le quart supérieur gauche de la gravure : cette tente renvoie aux str. 8-9, qui récapitulent la narration du Roland amoureux de Boiardo. Pour suspendre la querelle qui au sujet d’Angélique affronte ses deux meilleurs paladins, Roland et Renaud (représentés à droite, ORL sur le revers de la tente et RIN)), Charlemagne représenté assis et barbu au centre de la tente, remet celle-ci (AN) au duc de Bavière (D.B.), à gauche, promettant qu’elle serait la récompense de celui qui, à la bataille de Montauban, tuerait le plus d’Infidèles. La tente constitue donc un flash-back...
Annotations :
1. Gravure imprimée à gauche, en verso, face à la page 1. La page de la gravure n’est pas numérotée et ne comporte pas d’en-tête. Argument sur la page de droite, face à la gravure : « Fugge Angelica sola; e da Rinaldo Via si dilegua il fido suo destriero. Egli seguendo, d’ira e d’amor caldo Battaglia fa con Ferrauto altiero. Fa l’istesso Spagnuol poscia un più saldo Giuramento de l’elmo, che’l primiero. troua lieto il Circasso la sua Diua; Ma il buon Rinaldo à disturbarlo arriua. » Lecture allégorique : « In questo primo canto, in Orlando, Rinaldo, Ferraù, & Sacripante, si vede quanto più vagliano le forze d’Amore, che quelle di qual si uoglia natural potenza qui basso. Et in Angelica si fa chiaro all’incontro quanto sia maggior che ne gli huomini la fortezza d’vna valorosa donna, la quale à niuno si mostra cortese, se non quanto il debito dell’honestà le concede. Per gl’impedimenti poi, che s’interpongono à tutti quei Cavualieri di porterle vsar violenza nell’honor suo, si comprende quanto i cieli si mostrin quasi sempre fauoreuoli ne gli honesti desiderij di ciascuno. » 3. Contrairement à l’édition Franceschi, la tente du roi Charlemagne est représentée au second plan, pour respecter l’ordre de la narration. Renaud face à Ferragus repêchant son casque dans la rivière en bas à droite et le combat de Renaud et de Ferragus en bas à gauche sont repris dans le même sens dans l’édition Valvassori.