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Achille prêt à être submergé par le Scamandre est secouru par Vulcain - >Deshays

Notice #002297

Image HD

Série de l'image :
Paris, Salon de 1765
Auteur(s) :
Parizeau, Philippe Louis (1740-1801)
Deshays, Jean-Baptiste (1729-1765)
Entre 1765 et 1779
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, eau-forte
Sujet de l'image :
Guerre de Troie. Achille et Scamandre
Traitement de l'image :
Scanner

Analyse

Analyse de l'image :
Livret du Salon de 1765 :
    « Par feu M. Deshays, Adjoint à Professeur.
    31. […]
    33. Achille prêt d’être submergé par le Scamandre & le Simoïs, est secondé par Junon & Vulcain ; ce Dieu lance des feux qui desséchent les Fleuves.
    Ce Tableau appartient à M. de Persennes. »
   
   En bas à gauche, un homme portant cuirasse, est allongé sur le ventre. Il est tombé de son char dont on distingue, au-dessus de ses pieds, une partie, et vient de perdre son bouclier, à sa droite, et son épée, devant lui. Il est prêt à se faire engloutir par le fleuve : c’est Achille qui porte les armes que vient de lui forger Héphaïstos/Vulcain. Face à lui, le fleuve Scamandre est personnifié par un vieillard barbu. Le fleuve déborde et cherche à noyer Achille, qui l’a souillé du sang des Troyens victimes de sa folie meurtrière. Le Scamandre tourne la tête vers la partie supérieure de la composition et marsque son mécontentement face à l’intervention de Junon et de Vulcain. En haut à gauche, Junon semble contenir la fureur de Vulcain, qui se précipite contre Scamandre. Derrière Junon, le paon, son attribut, la désigne. Vulcain est caractérisé quant à lui par les flammes qui jaillissent de ses mains.
Annotations :
2. La toile (130x163 cm), qui appartenait au musée du Louvre, a été déposée au musée de Moulin en 1872 et détruite en 1878. Elle a été gravée par Ph. L. Parizeau en 1779 sous le titre « Achille et le Scamandre ».
Voir Bnf Estampes AA-3 (Parizeau, Philippe-Louis), SNR-1 et SNR-3.
3. Dessin préparatoire à la composition (vente Paris 6 mai 1987, n° 85).
Copie d’atelier (49,3x64,5) passée en vente : vente Beaussant-Lefèvre, Paris, 28 juin 2002, lot 53 (collection MarcSandoz et anciennement : vente, Paris, 1er décembre 1967, collection d’un amateur, no 15 ; vente, Rouen, 3-4 novembre 1975, Collection André Marie, no 170).
Comparer avec les deux lavis de Philipp Otto Runge (1777-1810), qui représentent le combat proprement dit.