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La conversion de saint Paul - Deshays

Notice #002298

Image HD

Série de l'image :
Paris, Salon de 1765
Auteur(s) :
Deshays, Jean-Baptiste (1729-1765)
1765
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrée. La Conversion de saint Paul
Lieu de conservation :
Versailles, quartier de Montreuil, église Saint-Symphorien
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
Livret du Salon de 1765 :
    « Par feu M. Deshays, Adjoint à Professeur.
    31. La Conversion de S. Paul.
    32. S. Jerôme ecrivant sur la mort.
    Ces Tableaux sont pour l’Eglise de S. Louis, à Versailles. »
   
   Diderot, Salon de 1765 :
    « 31. La Conversion de saint Paul
    S’il y eut jamais un grand sujet de tableau, c’est la conversion de saint Paul. Je dirais à un peintre : Te sens-tu cette tête qui conçoit une grande scène et qui sait la disposer d’une manière étonnante ? sais-tu faire descendre le feu du ciel, et renverser d’effroi des hommes et des chevaux ? as-tu dans ton imagination les visages divers de la terreur ; et la magie du clair-obscur, l’as-tu jamais possédée ? Prends ton pinceau, et représente-moi l’aventure de Saül sur le chemin de Damas. On voit dans le tableau de Deshays Saül renversé sur le devant du tableau ; ses pieds sont tournés vers le fond ; sa tête est plus basse que le reste de son corps ; il se soutient sur une de ses mains qui touche la terre ; son autre bras élevé semble chercher à garantir sa tête, et ses regards sont attachés sur le lieu d’où vient le péril. Cette figure est belle, bien dessinée, bien hardie : c’est encore Deshays ; dans le reste, ce ne l’est plus. On conçoit que l’effet terrible de la lumière était une des parties principales d’une pareille composition, et le peintre n’y a pas pensé. Il a bien répandu sur la gauche des soldats effrayés ; on en voit, à droite, un autre groupe autour du cheval abattu ; mais ces groupes sont froids et médiocres, n’attachent ni n’intéressent. C’est la croupe énorme du cheval de Saül qui arrête et fixe le spectateur. Si l’on mesure cet animal énorme par la comparaison de sa grandeur avec celle du soldat qui s’en est saisi, il est plus gros que celui de la place Vendôme. La couleur du tout est sale et pesante ; et ce n’est, à vrai dire, qu’un lambeau de composition. » (Versini, p. 331-332.)
Annotations :
1. Signé et daté.
2. Le tableau provient de l’église Saint-Louis de Versailles. Il a été déposé à l’église Saint-Symphotien sous le Premier Empire.