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Recherche infructueuse

La danse macabre de Bâle (copie à l'aquarelle) - Feyerabend

Date :
1806
Nature de l'image :
Aquarelle

Analyse

La danse macabre originale fut peinte sur le mur intérieur du cimetière laïc du couvent des prêcheurs de Bâle vers 1440. Elle faisait 2 m de haut sur 60 m de long. Son auteur était Konrad Witz ou un élève de son école.

Le point de départ de la composition était une prédication, son point d'aboutissement, la Chute et le Jugement dernier.

La fresque a survécu à la crise iconoclaste de 1529, mais elle avait besoin d'une restauration. En 1568, le Conseil de Bâle charge Hans Hug Kluber de la rénover et de la mettre au goût u jour. Le prédicateur reçut les traits du réformateur bâlois Johannes Oekolampad, les personnages furent habillés selon la mode de l'époque, les squelettes furent peints de manière plus anatomique et, à la fin de la frise, Kluber ajouta son portrait et celui de sa famille, entourés de deux squelettes. De 1614 à 1616, Emanuel Bock, l'un des fils du peintre Hans Bock l'Ancien, restaura à nouveau la Danse macabre, mais modifia moins profondément le tableau. Seuls les visages charnus et bouffis semblent être de sa main.

Immédiatement après cette restauration, Matthäus Merian l'Ancien dessina la danse macabre et la reproduisit sur des plaques de cuivre, accompagnée de rimes. Pour en faire un livre, il décomposa la frise en scènes individuelles. Le livre fut imprimé en 1621 par Johann Jakob Merian ; deux autres éditions suivirent en 1621 et 1625, réalisées par Matthäus Mieg. Mais ce n'est qu'après la révision des plaques de cuivre par Matthäus Merian l'Ancien et la publication de la 4e édition à Francfort-sur-le-Main en 1649 par la maison d'édition de son beau-père Johann Theodor de Bry que la peinture devint célèbre dans toute l'Europe. Après la mort de Merian, de nouvelles éditions suivirent, notamment en 1696 et 1698 avec les plaques originales, en 1744, 1756, 1786 et 1789 avec des gravures copiées, ainsi qu'en 1830 par les frères von Mechel. Les plaques de Merian de la nouvelle édition de 1744 sont exposées au Kunstmuseum de Bâle. 

De 1657 à 1658 et en 1703, la fresque fut à nouveau restaurée, mais au XVIIIe siècle, elle tomba dans l'oubli avec l'ensemble du cimetière. De 1770 à 1773, Emanuel Büchel réalisa, à la demande de la Ville de Bâle, une copie de la danse et des vers à la plume, au pinceau et à l'aquarelle. Il relia ces copies dans un album où chaque page représentait un couple de danseurs accompagné du vers correspondant.

Le mur et l'image se détériorèrent de plus en plus et, les 5 et 6 août 1805, la fresque fut détruite. Des amateurs d'art bâlois sauvèrent 23 fragments d'images et 3 fragments de texte. Au fil du temps, 19 d'entre eux revinrent dans le domaine public. Ils sont aujourd'hui exposés au Musée historique de Bâle. 

Informations techniques

Notice #025590

Image HD

Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
Wikimedia commons