Le comte Byroff surprend une cérémonie étrange (Lathom, Cloche de minuit t2, Nicolle, 1797) - Mariage d'après Challiou
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Analyse
Alphonse, qui a fui il y a bien longtemps le château familial sur les ordres de sa mère, décide un jour d’y retourner seul. Il en ressort profondément bouleversé et tombe malade, affirmant avoir aperçu l’ombre de sa mère dans les couloirs désertés. Intrigué, son beau‑père, le comte Byroff, choisit d’aller inspecter lui‑même ce château abandonné. Il s’y rend de nuit et surprend une scène étrange : dans l’église du château, « à peu de distance des marches de l’autel, étoit à genoux, auprès d’un cercueil, une figure pâle et décharnée, tenant une croix dans la main gauche et une discipline dans la main droite. De l’autre côté du cercueil, trois moines étoient aussi à genoux » (Lathom, La Cloche de minuit, t. II, p. 223).
La silhouette n’est autre que la mère d’Alphonse, que celui‑ci avait déjà entrevue lors de sa première visite, croyant alors être face à un revenant. Des années plus tôt, elle a en fait accidentellement causé la mort de son mari. Rongée par la culpabilité, elle avait ordonné à son fils de quitter le domaine pour lui cacher la vérité. Depuis, chaque nuit, elle organise une cérémonie expiatoire : elle prie devant le cercueil de son époux, assistée de moines du monastère du Saint‑Esprit, situé non loin.
En surprenant cette scène, le comte Byroff met au jour les secrets du château qui précipitent le dénouement du roman.
- Au-dessus de l'image : « Tom. 2. » à gauche et « Chap. 24. » à droite.
En-dessous de l'image : « Challiou. » à gauche et « Mariage. » à droite.
Informations techniques
Notice #025597