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Marphise chez Guidon (Roland furieux Franceschi 1584 ch20) - G. Porro

Notice #003028

Image HD

Série de l'image :
Lodovico Ariosto, Orlando furioso, Venise, F. de Franceschi, 1584
Auteur(s) :
Porro, Girolamo (1520-1604), graveur, dessinateur et écrivain d’art
Date :
1584
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Résac yd 396
Sujet de recherche :
Iconographie du Roland furieux
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
2315005
Date de commande :
03/10/2003
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Montpellier, Inst. de rech. sur la Renaissance l’âge classique & les Lumières

Analyse

Analyse de l'image :
     La partie inférieure de la gravure représente le logis de Guidon, représenté de dos à gauche (GVIDON), où Marphise (MARFISA), Sansonnet (SANSONETTO), Astolphe (ASTOLFO), Aquilant (AQVIL. sur la colonne) et Griffon son frère (GRI.) sont hébergés. Tandis que Marphise, reproduisant l’index levé de l’édition Valgrisi, révèle son identité, Guidon s’apprête à raconter l’histoire des Amazones d’Alexandrette.     L’épisode nocturne où Guidon persuade sa femme Aléria de les aider à s’enfuir n’est pas représenté.     Au-dessus du logis de Guidon, sur la place de la ville, Astolphe (Astolfo) sonne du cor, mettant en fuite toutes les habitantes, et avec elles Marphise et ses compagnons qui cherchent un chemin jusqu’au port. Astolphe est également représenté plus bas à droite, dans la même action, mettant en fuite quatre femmes affolées.     Au-delà des remparts d’Alexandrette, Astophe est représenté une troisième fois sonnant du cor. A droite, la petite troupe de Marphise s’embarque sur le vaisseau préparé par Aléria qui les attend à la proue, tandis qu’un marin hisse les voiles. Une femme s’est jetée à la mer, une autre se prépare à faire de même.     La Méditerranée est très sommairement représentée, sans îles, ni nom de pays, ni villes. En haut à droite le vaisseau accoste probablement à Marseille, où la troupe se sépare. Marphise part seule en avant, vers la gauche, tandis que les autres chevaliers se dirigent au-dessus vers la droite, en direction d’un chateau où les attend une étrange hospitalité. Près d’un torrent, Marphise prend en croupe Gabrine et, de l’autre côté, dans la partie supérieure gauche de la gravure, Marphise et Gabrine rencontrent Pinabel accompagné d’une dame (Dama), puis, tout à gauche, Zerbin.     La composition d’ensemble de la gravure est tripartite : l’hospitalité de Guidon occupe la partie inférieure ; l’action d’Astolphe sonnant du cor occupe la partie médiane ; les victoires de Marphise en France (contre Pinabel puis contre Zerbin) occupent la partie supérieure.