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Le Festin de Balthasar (sipario) - Solieri

Notice #003338

Image HD

Auteur(s) :
Solieri, Giuseppe Barnaba dit aussi Fra Stefano da Carpi (1710-1796)
Entre 1763 et 1765
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrée. Le Festin de Balthasar
Lieu de conservation :
Brest, Musée des Beaux-Arts
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
inv. 878-1-1
Sujet de recherche :
S. Lojkine, Image et subversion, chap. 9 (Le recyclage symbolique)
Traitement de l'image :
Scanner
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Montpellier)

Analyse

Analyse de l'image :
A gauche, au-dessus d’un chandelier à sept branches (menorah), une main sortant d’un nuage désigne l’inscription qu’elle vient de tracer au plafond de cette galerie du palais de Balthasar qui ouvre sur l’extérieur. Au sol, trois tables sont disposées symétriquement. La table d’honneur, au centre, est surélevée par une volée de trois marches. En son centre, qui est le centre de la toile, Balthasar est assis. Au premier plan, sur la gauche, la reine mère s’est avancée et, se tournant vers Balthasar, elle désigne de la main droite l’inscription, tandis que de la main gauche elle présente Daniel, qui seul saura l’interpréter. Placé symétriquement à la reine par rapport à Balthasar, sur la droite donc, Daniel, reconnaissable au front dégarni et à la longue barbe des prophètes, explique à Balthasar le sens de l’inscription. Exceptionnellement Balthasar s’est détourné de l’inscription pour écouter Daniel. Le dispositif est extrêmement théâtral, ce qui n’a rien d’étonnant après tout s’il s’agit d’une esq
Annotations :
1. On distingue à peine en lettres orange, l’inscription hébraïque que désigne la main divine, au-dessus du linteau en haut à gauche.
2. Cette toile a appartenu à l’ancienne collection Signol et fut acquise par le musée en vente publique en 1878. C’est Sylvie Béguin qui l’identifie comme de Solieri en 1986. Voir Sylvie Béguin, « Tableaux de Véronèse dans les musées français », Nuovi studi su Paolo Veronese, Venise, 1990, pp. 294-295. Il s’agirait selon elle d’une esquisse pour le rideau de scène (sipario) commandé en 1763 par le duc Ercole III d’Este pour la Delizia di Bellaria di Mugnano. Le théâtre fut détruit en 1796. L’esquisse a été mise au carreau, pour pouvoir être agrandie à la dimension du rideau. Dans ses Mémoires, en 1791, Fra Stefano parle de deux cents figures... Le mot sipario vient du latin siparium, qui désigne le rideau que l’on tirait au théâtre pour masquer au spectateur les manipulations et transformations des décors en cours de spectacle. Voir Vitruve, Architecture, livre V, ch. 7, note 1,