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Le petit Poucet, 1ère version (Dess. pour le Cabinet des fées, 1785) - Marillier

Notice #004555

Image HD

Série de l'image :
Marillier, Dessins pour le Cabinet des fées, 2 vol., 1785
Auteur(s) :
Marillier, Clément-Pierre (1740-1808)
Date :
1785
Nature de l'image :
Dessin
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Manuscrits
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Cote Bnf DMS-ROTH 225, n° 4
Sujet de recherche :
É. Caba, Le Conte au 18e s Texte & image dans Le Cabinet des fées, DEA juin 2005
Traitement de l'image :
Scanner

Analyse

Analyse de l'image :
Dans cette première version, Marillier restait fidèle au choix initial de Clouzier pour l’édition originale de Perrault.
    Le Petit Poucet a interverti dans la chambre les bonnets de nuit de ses frères et les couronnes d’or des petites ogresses, de sorte que l’ogre a mangé ses propres filles en croyant manger les enfants du bûcheron. Les enfants se sont enfuis, mais l’ogre a chaussé ses bottes de sept lieues pour les rattraper. Il s’arrête cependant pour se reposer, précisément sur la roche sous laquelle les enfants se sont cachés. L’ogre s’endort.
    Profitant du sommeil de l’ogre, le petit Poucet lui dérobe ses bottes de sept lieues :
    « Comme il n’en pouvoit plus de fatigue il s’endormit aprés s’estre reposé quelque temps, & vint à ronfler si effroyablement que les pauvres enfans n’eurent pas moins de peur que quand il tenoit son grand Couteau pour leur couper la gorge. Le petit Poucet en eut moins de peur, & dit à ses freres de s’enfuir promptement à la maison pendant que l’Ogre dormoit bien fort, & qu’ils ne se missent point en peine de luy. Ils crurent son conseil, & gagnerent viste la maison. Le petit Poucet s’estant approché de l’Ogre, lui tira doucement ses bottes, & les mit aussitost ; les bottes estoient fort grandes & fort larges ; mais comme elles estoient Fées, elles avoient le don de s’agrandir & de s’apetisser selon la jambe de celuy qui les chaussoit, de sorte qu’elles se trouverent aussi justes à ses pieds & à ses jambes que si elles avoient esté faites pour lui. »
Annotations :
1. En haut à gauche, au-dessus du dessin, « le petit poucet ».
Dans le cartouche sous le dessin, « Le petit poucet s’étant aproché de l’ogre, lui tira doucement ses bottes et les mit aussitot. »
2. Première version non retenue pour la gravure.