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La mort de Cléopâtre - J.-B. Michel d’après Challe

Notice #005813

Image HD

Série de l'image :
Paris, Salon de 1761
Auteur(s) :
Michel, Jean-Baptiste (1748-1804)
Challe ou Challes, Charles Michel Ange (1718-1778)
Entre 1770 et 1778
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Sujet historique. Le suicide de Cléopâtre (12 av. JC)
Lieu de conservation :
Lisbonne, Bibliothèque nationale du Portugal
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
E. 883 V. Dim. fol.: 41x29 cm
Sujet de recherche :
S. Lojkine, L’Œil révolté, chap. 2, Les figures et le moment
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
http://purl.pt (Bibliothèque nationale digitale du Portugal)

Analyse

Analyse de l'image :
Livret du Salon de 1761 :
   « Cléopâtre expirante par la morsure d’un aspic qu’elle s’étoit fait apporter secretement dans un Panier de Fruits.
   Tableau de cinq pieds 10 pouces de hauteur sur cinq pieds de largeur. »
   
   Le commentaire de Diderot :
   « La Cléopâtre se meurt, et le serpent est encore sur son sein. Que fait là ce serpent ? Mais s’il eût été bien loin, comme le choix du moment l’exigeait, qui est-ce qui aurait reconnu Cléopâtre ? C’est que le choix du moment est vicieux. Il fallait prendre celui où cette femme altière, déterminée à tromper l’orgueil romain qui la destinait à orner un triomphe, se découvre la gorge, sourit au serpent, mais de ce souris dédaigneux qui retombe sur le vainqueur auquel elle va échapper, et se fait mordre le sein. Peut-être l’expression eût-elle été plus terrible et plus forte si elle eût souri au serpent attaché à son sein. Celle de la douleur serait misérable, celle du désespoir commune. Le choix du moment où elle expire ne donne pas une Cléopâtre, il ne donne qu’une femme expirante par la morsure d’un serpent. Ce n’est plus l’histoire de la reine d’Alexandrie, c’est un accident de la vie. »
Annotations :
1. peint par M. A. Challe ; gravé par J. Bapt. Michel. - A Paris : chez Chereau : chez Duret.
2. Gravure exécutée d’après le tableau de Challe exposé au Salon de 1761. 3. Jean-François Marmontel fait jouer en 1750 une Cléopâtre en vers au Théâtre de la rue des Fossés Saint-Germain. Elle sera reprise, après avoir été complètement refaite, en 1784 à la Comédie française. « La Chapelle a fait après, la Tra[gédie] de la MORT DE CLEOPATRE, représentée pour la premiere fois le 12 Décembre 1681, qui le fut vingt-une fois de suite sur le Thé. de Guénégaud, & reprise avec succès au commencement de 1723 : elle se trouve imprimée dans les Œuv. de cet Auteur, & dans le dixieme vol. du Théatre François. Enfin les Comédiens Fran. en représenterent une septieme & derniere le 20 Mai 1750, qui est de M. Marmontel, & eut assez de succès. » (Léris, A. de, Dictionnaire portatif historique et littéraire des théâtres, pp. 111-112.)