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Lamentation sur le Christ mort (Les trois Maries) - Annibale Carrache

Lamentation sur le Christ mort (Les trois Maries) - Annibale Carrache

Série de l'image :

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Date :
1604
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Dimensions (HxL cm) :
92,8x103,2 cm
Lieu de conservation :
NG2923 (salle 37)

Analyse

Annotations :

2. Entre au musée en 1913, offert par la comtesse Rosalind de Carlisle.

3. A comparer avec la pietà du même peintre conservée au Kunsthistorisches Museum de Vienne.

Analyse de l'image :

Ce tableau est-il celui que Diderot évoque dans le Salon de 1761 à propos de la Descente de croix de Jean-Baptiste Marie Pierre ?

« Votre Descente de croix n’est-elle pas une imitation de celle du Carrache, qui est au Palais-Royal, et que vous connaissez bien. Il y a dans le tableau du Carrache une mère du Christ assise, et dans le vôtre aussi. Cette mère se meurt de douleur dans le Carrache, et chez vous aussi. Cette douleur attache toute l’action des autres personnages du Carrache, et des vôtres. La tête de son fils est posée sur ses genoux dans le Carrache, et dans notre ami Pierre. Les femmes du Carache sont effrayées du péril de cette mère expirante, et les vôtres aussi. Le Carrache a placé sur le fond une Ste Anne qui s’élance vers sa fille, en poussant les cris les plus aigus, avec un visage où les traces de la longue douleur se confondent avec celles du désespoir ; [vous n’avez pas osé copier votre maître jusque-là ; mais] vous avez mis sur le fond du vôtre un homme qui fait à peu près le même effet. Avec cette différence, que votre Christ, comme je vous l’ai déjà dit a l’air d’un noyé ou d’un supplicié, et que celui du Carrache est plein de noblesse ; que votre Vierge est froide et contournée en comparaison de celle du Carrache ; voyez l’action de cette main immobile posée sur la poitrine de son fils ; ce visage tiré ; cet air de pâmoison ; cette bouche entrouverte ; ces yeux fermés ; et cette Ste Anne, qu’en dites-vous ? Sachez, l’ami Pierre, qu’il ne faut pas copier ou copier mieux, et de quelque manière qu’on fasse, il ne faut pas médire de ses modèles. » (DPV XIII 224.)

Marie-Madeleine porte un manteau jaune : le jaune était à Rome la couleur des prostituées.

Sources textuelles :
Évangile de Matthieu
XXVII, 57-61 (Bible de Jérusalem, p. 1728)

Informations techniques

Notice #005882

Image HD

Identifiant historique :
A5201
Traitement de l'image :
Image web
Bibliographie :
Richard E. Spear, Giovanna Grumo et alii, Dominiquin (cat), Milan, Electa, 1996
n° 95, p. 542 (Opere di confronto)