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Léonide raconte à Céladon l’histoire de Silvie (L’Astrée, 1633, I, 3)

Notice #006374

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée, Paris, A. de Sommaville, 1632-1633, 5vol. in-8°
Auteur(s) :
Rabel, Daniel (1578-1637)
David, Charles (vers 1600 - 1636-8)
Date :
Entre 1632 et 1633
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque de l’Arsenal
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RESERVE 8-BL-20636 (1)
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Céladon entouré de Sylvie, à gauche, et de Léonide, à droite, dans les jardins du palais d’Isoure, qu’on voit au fond à gauche. Les personnages sont installés sur une butte qui permet de saisir en contre-plongée l’ensemble de la carte du parc et, au fond à gauche, la totalité et le détail du château. C’est la logique de la carte qui prime ici, et non encore celle de la scène comme ce sera le cas dans la gravure de 1733.
   
   Texte original de 1607 :
    « – Ma sœur, respondit Leonide, vostre beauté fait bien mieux parler tous ceux de qui elle est veue. Et puisque vous me donnez permission d’en dire un effet, je vous aime tant que je ne laisseray jamais vos victoires incogneues, et mesmes celles, que vous desirez si fort que l’on sçache. Toutesfois pour n’ennuyer ce berger, j’abregeray pour ce coup le plus qu’il me sera possible. – Non point pour cela, interrompit le berger, mais pour donner loisir à ceste belle nymphe de vous rendre la pareille. – N’en doutez nullement, repliqua Silvie, mais selon qu’elle me traitera, je verray ce que j’auray à faire.
   Ainsi de l’une et de l’autre, par leur bouche mesme, Celadon apprenoit leur vie plus particuliere, et afin qu’en se promenant il les peust mieux ouyr, elles le mirent entre elles, et marchant au petit pas, Leonide commença de ceste sorte.
   
   Histoire de Silvie… »
Annotations :
1. Les noms des personnages sont indiqués sous eux (Silvie, Celadon, Leonide).
Signé en bas à gauche « Rabel inue » et à droite « C. D. fe » (Charles David fecit).
Cette planche a en fait été réalisée par Michel Lasne, qui s’est inspiré de Rabel, dans la suite Tavernier.
2. Page 101.