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Portrait de Laure-Auguste de Fitz-James, princesse de Chimay - L. M. Vanloo

Notice #007023

Image HD

Série de l'image :
Paris, Salon de 1767
Auteur(s) :
Van Loo, Louis Michel (1707-1771)
Date :
1767
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Portrait
Lieu de conservation :
Musée national des châteaux de Versailles et de Trianon
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
MV8325
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
http://www.photo.rmn.fr (Réunion des Musées Nationaux)

Analyse

Analyse de l'image :
Livret du Salon de 1767 :
    « Par M. Vanloo, Ecuyer, Chevalier de l’Ordre du Roi, premier Peintre du Roi d’Espagne, Directeur de l’Ecole Royale des Elèves Protégés, ancien Recteur.
    N°1. […]
    4. Le portrait de la Princesse de Chimay. »
   
    Laure Auguste de Fitz-James naît à Paris le 7 décembre 1744. Son père est Charles de Fitz-James (1712-1787) : troisième duc de Fitz-James, il sera fait maréchal de France en 1775, grâce à sa fille. Sa mère est Victoire Louise Sophie de Goyon de Matignon (1722-1777), dame du palais de la Reine puis de la Dauphine. Laure Auguste épouse le 28 septembre 1762 Philippe Gabriel Maurice Joseph d’Hénin-Liétard (1736-1804), quinzième prince de Chimay, dont elle n’aura pas d’enfants. En 1767, elle succède à sa mère comme dame du palais de la Reine Maria Leszczynska. C’est probablement cette position en vue à la Cour qui lui vaut le présent portrait.
    Après Maria Leszczynska, elle remplira son office auprès de Marie Antoinette à son arrivé en France. Quand Marie Antoinette devient Reine, elle la nomme sa dame d’honneur en 1775 pour remplacer la comtesse de Noailles, que Marie Antoinetta détestait : elle l’avait surnommée « Madame l’Etiquette ». Marie Antoinette appréciait beaucoup Mme de Chimay, qui était une de ses dames favorites. Elles avaient en commun la passion pour la musique et allaient souvent à l’Opéra ensemble. Mme de Chimay occupe l’appartement de la Reine jusqu’au 6 octobre 1789, date à laquelle la famille royale déménage aux Tuileries. Mme de Chimay s’exile alors hors de France.
    La princesse de Chimay meurt à Paris le 26 septembre 1814.
   
   Diderot critique ce tableau, et celui du frère de la princesse qui lui fait pendant : « Made la princesse de Chumay, Mr le chevalier de Fitz-James son frèe, vous êtes mauvais, parfaitement mauvais ; vous êtes plats, mais parfaitement plats. Au garde-meuble. point de nuances, point d epassages, nulles teintes dans les chairs. Princesse, dites-moi, ne sentez-vous pas combien ce rideau que vous tirez est lourd. Il est difficile de dire lequel du frère et de la sœur est le plus roide et le plus froid. » (DPV XVI 85.)
Annotations :
2. Mme de Chimay, grâce à la protection de Marie Antoinette, eut le privilège exorbitant d’occuper dans l’aile du Midi un appartement de 12 pièces. Le tableau est exposé dans la « retraite à la dame d’honneur », c’est-à-dire dans les cabinets de la reine au 2e étage sous les combles.
3. Ce tableau a pourtant « le portrait de M. le chevalier de Fitz-James son frère », également exposé au Salon de 1767.