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Julie avec un athlète - Carrache
Julie avec un athlète - Carrache

Notice #007542

Image HD

Série de l'image :
L’Arétin d’Augustin Carrache ou Recueil de postures érotiques
Auteur(s) :
Coiny, Jacques Joseph (1761-1809)
Carracci, Agostino (1557-1602)
Date :
1798
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
SMITH LESOUEF E-4
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :

« Parmi les princesses romaines qui portèrent le nom de Julie, la plus célèbre fut la fille d’Auguste, que cet empereur maria successivement à Marcellus, à Agripa, et à Tibère.
Son père l’aimait éperdument. Elle le méritait par sa beauté, ses grâces, la légèreté et la délicatesse de son esprit; mais aussi libertine que belle, la multitude de ses amans fut innombrable.
 Son mari Agripa étant vieux et ne pouvant satisfaire ses désirs, elle s’en dédommageait en se livrant à tous les jeunes gens de Rome. "C’était assez, disait-elle, d’être fidèle à son époux tant qu’elle n’était pas enceinte, et de ne pas lui donner d’enfant étranger." […]
 On ne peut douter que Julie accoutumée au changement dans les objets de son amour, ne cherchât avec eux tous les moyens de varier les plaisirs de la jouissance. C’était vraisemblablement l’opinion de Carrache, qui l’a représentée dans cette attitude lubrique.
L’amant avec lequel elle s’escrime est supposé un athlète vigoureux, bien capable de répondre aux provocations de l’héroïne […].
 Si nos ingénieux libertins, transmettent par la presse ou par le burin toutes les attitudes que la volupté, le raffinement et la débauche inventent et mettent chaque jour en usage, la postérité ne peut gagner aux connaissances érotiques que nous lui préparons. Dans le vrai, nous sommes forcés de convenir que si le changement de mets excite l’appétit, la variété des jouissances en augmente la volupté, et notre bon La Fontaine avait raison de dire : Même beauté tant soit exquise, Rassasie et saoule à la fin; Il me faut d’un et d’autre pain; Diversité, c’est ma devise. »