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Rendez-vous d’un prince au jardin d’une dame (Heptaméron N26, Amsterdam, 1698)

Notice #007627

Image HD

Série de l'image :
Contes et nouvelles de Marguerite de Valois, Amsterdam, G. Gallet, 1698
Auteur(s) :
De Hooghe, ou De Hooch, Romeyn (1645-1708)
Date :
1698
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)
Sujet de l'image :
Fiction, 16e siècle
Lieu de conservation :
Versailles, Bibliothèque municipale centrale
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
F.A. in-8° E431e (1er volume)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
« Par le conseil et affection fraternelle d’une saige dame, le seigneur d’Avannes se retira de la folle amour qu’il portoit à une gentille femme demeurant à Pampelune. »
   
   Un riche homme se prend d’affection pour le jeune et beau seigneur d’Avannes et l’adopte pour ainsi dire comme son fils. Le jeune homme tombe amoureux de la femme de celui-ci, qui l’éconduit. Il s’éprend alors d’une dame de Pampelune avec qui il a une liaison déguisé en palefrenier. Sur la gravure, il attend, au fond du jardin de cette dame, son premier rendez-vous galant.
    « Et n’estoit pas encores à peine le mary hors la porte, qu’elle descendit en l’estable, où elle trouva que quelque chose defailloit : et, pour y donner ordre, donna tant de commissions aux varlets de cousté et d’autre, qu’elle demora toute seulle avecq le maistre pallefrenier ; et de paour que quelcun survint, luy dist : “Allez-vous-en dedans nostre jardin, et m’attendez en ung cabinet qui est au bout de l’alée.” Ce qu’il feit si dilligemment, qu’il n’eust loisir de la mercier. Et, après qu’elle eut donné ordre à toute l’escurie, s’en alla veoir ses chiens, où elle feit pareille dilligence de les faire bien traicter, tant qu’il sembloit que de maistresse elle fust devenue chamberiere ; et, après, retourna en sa chambre où elle se trouva si lasse, qu’elle se meist dedans le lict, disant qu’elle vouloit reposer. Toutes ses femmes la laisserent seulle, fors une à qui elle se fyoit, à laquelle elle dist : “Allez-vous-en au jardin, et me faictes venir celluy que vous trouverez au bout de l’allée.” La chamberiere y alla et trouva le pallefrenier qu’elle amena incontinant à sa dame, laquelle feit sortir dehors ladicte chamberiere pour guetter quant son mary viendroit. »
Annotations :
2. 3e journée, 26e nouvelle.
3. Cette nouvelle est à l’origine du Lys dans la vallée de Balzac.