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Le Matin, les baigneuses (Parties du jour, série Du Barry) - Vernet
Le Matin, les baigneuses (Parties du jour, série Du Barry) - Vernet

Notice #000772

Image HD

Série de l'image :
Paris, Salon de 1773
Auteur(s) :
Vernet, Claude Joseph (1714-1789)
1772
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Sujet de genre. Baigneuses
Lieu de conservation :
Paris, Musée du Louvre
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
INV 8329
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
Localisation de la reproduction :
Collection particulière

Analyse

Analyse de l'image :

La comparaison de la toile de Vernet avec « Le Bain de Diane » du Carrache, dont le thème est identique, fait ressortir la différence sémiologique entre les deux compositions. Alors que le Carrache s’arrange pour recréer un dispositif scénique en pleine nature, Vernet casse systématiquement la scène, ou la dissémine. Les différents groupes qui occupent l’espace ne sont pas reliés, ne se regardent ni ne se parlent. Vernet organise plutôt ici un parcours, qui est aussi une chronologie. Trajet de gauche à droite d’abord : à gauche deux femmes sortent du bain, une troisième est encore assise dans l’eau. Elles sont épiées par deux polissons montés sur un rocher au-dessus d’elles. Au centre, elles se rhabillent. A droite, elles commencent à pique-niquer : il est déjà midi. Un second trajet établit la profondeur de l’espace : le premier plan, à gauche comme à droite, est encore plongé dans la pénombre du petit matin. Le centre est baigné par une lumière en demi-teintes. Le fond, à gauche le ciel, à droite les montag

Annotations :

1. J VERNET F 1772 2. Un des quatre dessus-de-porte commandés par madame du Barry pour le salon du pavillon de Louveciennes. Cat. Ingersoll Smouse, n°945. 3. Même aqueduc et même promontoire que dans « Les Pêcheurs» (1746, Ingersoll Smouse, n°169) et les « Cascatelles de Tivoli » (Voir lien). A rapprocher également du 2e site de la Promenade Vernet décrit par Diderot : on retrouve ici en effet, au fond, les arches du pont sous lesquelles la cascade se déverse dans le lac (« sous ces arches descendait à grand bruit un large torrent, ses eaux interrompues, accélérées, se hâtaient vers la plage du site la plus profonde »). Mais le pont est selon Diderot une « fabrique de bois » alors qu’il s’agit sur cette toile d’un aqueduc en pierre. Les deux personnages grimpant sur le rocher de gauche au second plan pour observer la scène pourraient avoir été imaginés par Diderot comme des représentations de lui-même avec l’abbé : « Je m’avance le long de la rive du lac, formé par les eaux du torrent, jusqu’au milieu de la