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Verville au secours du Destin (Roman comique, 1794, I-4) - Le Barbier

Date :
1794
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siĂšcle
Lieu de conservation :
Versailles, BibliothĂšque municipale centrale
B.P. in-8 EG 16 (fonds Pernot)
ƒuvre signĂ©e
LĂ©gende

Analyse

Le Destin continue de raconter son histoire, aprĂšs l’arrivĂ©e de l’opĂ©rateur dans l’hĂŽtellerie. Verville, l’ami du Destin, est amoureux d’une demoiselle gardĂ©e par un frĂšre jaloux, Saldagne, qui se trouve ĂȘtre le brutal contre lequel le Destin s’est battu Ă  Rome pour sauver LĂ©onore. Verville et le Destin se sont introduits dans le jardin de Saldagne un soir pour un rendez-vous galant. Mais Saldagne survient.
    Verville rĂ©ussit Ă  escalader le mur pour sortir, mais la treille se rompt sous le poids du Destin qui le suit : Le Destin retombe dans le jardin. BlessĂ©, le Destin se rĂ©fugie dans un cabinet qui donne sur le jardin, oĂč Mlle de Saldagne, la maĂźtresse de Verville, s’est cachĂ©e. On la voit sur la gravure au fond Ă  droite.
    Verville, comprenant que le Destin est restĂ© coincĂ© dans le jardin, revient Ă  son secours. On le voit ici dans l’encadrement de la porte. Saldagne, de dos au premier plan Ă  gauche, reconnaĂźt Verville et, croyant que le secours est pour lui, il s’écrie : « Vous voyez, monsieur, comme je suis assassinĂ© dans mon logis. »
    Les deux jeunes gens sans chapeau sont les laquais de Saldagne, dont les flambeaux Ă©clairent la scĂšne : dans le texte, il est effectivement question d’un « laquais qui portait le flambeau » (il sera assommĂ© par le Destin) et des « autres laquais ».
    On voit nettement ici comment le dispositif agonistique du roman de chevalerie est court-circuitĂ© par le jeu visuel du nouveau dispositif scĂ©nique : au duel du Destin et de Saldagne se superpose la double effraction du regard de Mlle de Saldagne (dont il n’est pas question dans le texte) et de l’intrusion de Verville, sur laquelle Scarron se concentre : c’est elle qui motive le choix de la lĂ©gende.
Annotations :
1. LĂ©gende :
[Il s’en tint fort obligĂ© et lui dit en l’abordant :] « Vous voyez, monsieur, comme je suis assassinĂ© dans mon logis. »
Signé sous la gravure, à gauche « le Barbier del. », à droite « Dambrun sculp. ».
Sources textuelles :
Scarron, Le Roman comique (1651 et 1657)
I, 15, GF, p. 149

Informations techniques

Notice #007912

Image HD

Identifiant historique :
A7231
Traitement de l'image :
Photo numérique