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Cimon et Iphigénie - Rubens
Cimon et Iphigénie - Rubens

Notice #000861

Image HD

Artiste :
Rubens, Pierre Paul (1577-1640)
Date :
1617
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Fiction, 14e siècle. Cimon et Iphigénie
Lieu de conservation :
Vienne, Kunsthistorisches Museum
Gemäldegalerie, 532
Dimensions (HxL cm) :
208x282
Sujet de recherche :
S. Lojkine, Bacchanale et rire des dieux dans la peinture de Rubens
N° de commande :

Analyse

Analyse de l'image :

Cimon est le fils beau mais idiot d’un riche Chypriote. Son père, qui a honte de lui, l’a exilé à la campagne. Au cours d’une promenade, Cimon découvre Iphigénie endormie près d’une fontaine et tombe amoureux d’elle. C’est cette scène liminaire de la belle endormie, au milieu de ses femmes, sous le regard du niais qui s’éveille au désir, que Rubens a choisi de peindre.
Cimon amoureux quitte la campagne et s’efforce de devenir un parfait jeune homme. Mais Iphigénie a été promise à un aristocrate de Rhodes, Pasimonde. Un bateau la mène en secret vers son futur mari. Cimon intercepte le bateau et enlève Iphigénie avec l’intention de se rendre en Crète. Mais une tempête les rabat sur Rhodes, où Cimon est emprisonné sur la plainte de Pasimonde, et sur l’ordre de son gouverneur, Lysimaque.
Cependant Pasimonde apprête simultanément son mariage avec Iphigénie et celui de son frère avec Cassandre, dont Lysimaque est épris. Lysimaque tire alors Cimon de son cachot et, de connivence avec lui, organise le double enlèvement d’Iphigénie et de Cassandre, le jour même des noces. Les deux jeunes gens s’enfuient avec elles en Crète, les épousent, et sont ensuite rappelés avec leurs femmes dans leurs patries.

Annotations :

2. On lit parfois « Cimon et Ephigène » : Efigenia en italien, se traduit aujourd’hui Iphigénie (voir réf. Folio, trad. Giovanni Clerico du Décaméron).

3. Il existe une autre version de ce sujet par Rubens, « Paysage avec Cimon et Iphigénie », fin des années 1630, Saint-Pétersbourg, musée de l’Ermitage, Maria Varchavskaia, Rubens. La Sensualité de la vie, n°40, p. 165.