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Le coq et le renard (Fables de La Fontaine, Barbin, 1668) - Chauveau

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Date :
1668
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
RĂ©s. Lebaudy in-4 32
ƒuvre signĂ©e

Analyse

Sur la branche d'un arbre Ă©tait en sentinelle
Un vieux Coq adroit et matois.
FrĂšre, dit un Renard adoucissant sa voix,
Nous ne sommes plus en querelle
Paix générale cette fois.
Je viens te l'annoncer ; descends que je t'embrasse ;
Ne me retarde point, de grùce :
Je dois faire aujourd'hui vingt postes sans manquer
Les tiens et toi pouvez vaquer,
ans ns nulle crainte à vos affaires :
Nous vous y servirons en frĂšres.
Faites-en les feux dĂšs ce soir.
Et cependant, viens recevoir
Le baiser d'amour fraternelle.
Ami, reprit le Coq, je ne pouvais jamais
Apprendre une plus douce et meilleure nouvelle
Que celle
   De cette paix.
Et ce m'est une double joie
De la tenir de toi. Je vois deux LĂ©vriers,
Qui, je m'assure, sont courriers
Que pour ce sujet on envoie.
Ils vont vite, et seront dans un moment Ă  nous.
Je descends : nous pourrons nous entre-baiser tous.
Adieu, dit le Renard, ma traite est longue Ă  faire,
Nous nous réjouirons du succÚs de l'affaire
Une autre fois. Le Galand aussitÎt
Tire ses grĂšgues, gagne au haut,
Mal content de son stratagÚme ;
Et notre vieux Coq en soi-mĂȘme
Se mit Ă  rire de sa peur

Car c'est double plaisir de tromper le trompeur

Annotations :

1. Signé en bas au centre droit « F. C. ».
2. Livre II, Fable 15.

Sources textuelles :
La Fontaine, Fables (1668-1692)
Livre II, Fable 15, Pléiade p. 91

Informations techniques

Notice #008853

Image HD

Identifiant historique :
A8172
Traitement de l'image :
Photo numérique