Du cheval de bois comme instrument de torture, de même de nombreuses et diverses sortes d'entraves.
LE cheval de bois, comme instrument de torture, a été cité par Cicéron et par beaucoup d'autres anciens écrivains - par Cicéron dans le Pro Deiotaro et le Pro Milone et les Philippiques. D'autres auteurs, qui en font aussi mention, sont Valère Maxime, Quintilien, Sénèque, Ammien Marcellin, ainsi que d'innombrables Histoires et Actes des Martyrs, principalement ceux de saint Crescentianus, des saintes Dorothée, Agathe et Eulalie, vierges et martyres, des saints Félix et Fortuné, Alexandre et Bassus, évêques et martyrs - pour ne pas nommer une incalculable légion d'autres des deux sexes.
A part les écrivains et les Vies des Saints cités ci-dessus, le cheval de bois est également mentionné par saint Cyprien, dans son Épître à Donatus et ailleurs par saint Gérôme, saint Augustin, Eusèbe, Isidore et d'autres - comme aussi par Prudentius qui en parle maintes fois dans ses Hymnes. Tous ceux-ci s'accordent à reconnaître que le cheval de bois était un instrument de torture employé dans les anciens temps pour arracher la vérité à des personnages suspects on coupables. Ainsi Cicéron, dans son Pro Deiotaro, écrit : « D'après la coutume de nos ancêtres, un esclave ne peut produire aucune charge contre son maître ; même soumis à la torture, lorsque la douleur peut arracher la vérité au témoin le plus involontaire. Pourtant, telle était l'influence exercée sur cet esclave, que l'homme, dont il n avait pas même pu prononcer le nom étant sur le cheval, fut par lui accusé ouvertement lorsqu il fut mis en liberté » ; et encore : « Pour éclaircir les faits, le cheval est l'endroit voulu ; pour discuter les points de la loi, c'est la Cour. » La même chose se trouve dans ce que dit Ammien Marcellin : « Quoiqu'il soit courbé en deux sous le cheval de bois, il n'en persiste pas moins dans sa dénégation opiniâtre et désespérée. »