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Supplice de la corde pour la famille Cornélie (Juliette, IV, fig. 36)
Supplice de la corde pour la famille Cornélie (Juliette, IV, fig. 36) Auteur : Bornet, Claude, peintre et graveur du XVIIIe siècle

Cette notice fait partie d’une série : Histoire de Juliette (tomes 5 à 10 de La Nlle Justine), 1797 [1801] (pièce ou n° 36 / 59)

Datation : entre 1797 et 1801

Source textuelle : Sade, Donatien Alphonse François, marquis de (1740-1814) Histoire de Juliette, 4e partie, Pléiade p. 845-846.

Sujet de l’image : Fiction, 18e siècle

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve, Enfer 2507 (8)
Notice n° B2983   (n°1 sur 1) 
Comparaison avec d’autres notices : Poulie et pointes (Tratt. de gli instr. di martirio, 1591) - G. Guerra

1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Au-dessus de la gravure à gauche « T. VIII. », à droite « P. 257. »

Analyse de l’image :
     « — Prisonniers, dit alors le magistrat, en affectant le ton le plus sévère ; vous êtes, je crois, pénétrés de vos crimes… — Nous n’en commîmes jamais, dit Cornélie. — Je crus un moment ma fille coupable ; mais éclairée par ta conduite, je sais maintenant à quoi m’en tenir. — Vous allez le mieux savoir tout à l’heure ; et nous les fîmes à l’instant passer avec nous dans le petit jardin préparé pour l’exécution ; Ghigi leur fit là un interrogatoire dans toutes les formes ; je le branlais pendant ce temps là. Vous n’imaginez pas l’art avec lequel il les fit tomber dans tous les pièges qu’il leur tendait…
    […] On les attache à la fin tous trois, aux cordes qui vont leur donner la mort : quinze cabrioles consécutives leur brisent bientôt la poitrine, les reins, les vaisseaux ; au dixième, l’enfant de Cornélie se détache, et tombe sur les cuisses de Ghigi, que je branlais sur les fesses d’Olympe, pendant que Bracciani faisait aller la corde. Tout décharge à ce spectacle, et ce que je remarquai d’affreux, c’est qu’on le poursuivit. Quoique les têtes fussent calmes, aucun de nous n’imagina de demander grâce ; et les coups de cordes se continuèrent jusqu’à ce que les malheureux, qu’on y appliquait, eussent rendu l’âme ; et voilà comme le crime s’amuse de l’innocence, quand ayant pour lui le crédit et la richesse, il ne lui reste plus à lutter que contre l’infortune et la misère. »

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction : http://gallica.bnf.fr
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 23/11/2015
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 26/08/2016
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