Couverture Roland furieux à Effiat

Couverture Diderot et le temps

Couverture Le Gout de Diderot

Couverture Fictions de la rencontre : le Roman comique de Scarron

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE L'OEil révolté

Couverture du livre de Richardson Clarisse Harlove, dans l'édition commentée par Stéphane LOJKINE

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Image et subversion

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE Brutalité et représentation

Couverture du livre de Stéphane LOJKINE La Scène de roman

Couverture du livre L’Écran de la représentation

Couverture du livre Détournements de modèles
To USA users : the Montpellier URLs are now closed. Please use the Aix-Marseille website address : https://utpictura18.univ-amu.fr, or the Toulouse address : http://utpictura18.univ-tlse2.fr
Adresse complète
à Toulouse

This picture is not the one you were looking for ? Please click on the links on the right (darker text) and enlarge your search by author, date, textual source, subject...etc
Chryséide est saignée (L’Astrée, 1733, III, 7) - Guélard
Chryséide est saignée (L’Astrée, 1733, III, 7) - Guélard Graveur : Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755

Cette notice fait partie d’une série : L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12 (pièce ou n° 31 / 60)

Datation : 1733

Sujet de l’image : Fiction, 17e siècle

Objets indexés dans l’image :
Femme étendue sur un lit / Sol en damier

Nature de l’image : Gravure sur cuivre

Lieu de conservation : Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve, Y2-7043
Notice n° B5568   (n°1 sur 1) 
1. Inscriptions, signatures. 2. Historique, auteur, fabrication, commanditaires. 3. Variantes, œuvres en rapport :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »

Analyse de l’image :
    Histoire de Cryseide et d’Hylas. Racontée par Hylas.
   Cryséide (ou Chryséide) est une des prisonnières gauloises que Gondebaud a prises en Italie. Hylas la voit lors du défilé du chariot des prisonnières à Lyon et tombe amoureux d’elle.
   Cryséide lui conte son histoire : c’est dans cette histoire enchâssée que se trouve la scène ici représentée.
   Cryséide aime Arimant et est aimée de lui. Mais Ricimer, avec la complicité de la mère de Cryséide, a décidé de marier la jeune fille au riche Clorange. Il escompte profiter d’elle ensuite. Deux jours avant le mariage, Cryséide décide de se tuer. Elle convoque deux chirurgiens successifs pour une saignée :
   
    « Le matin donc estant venu, quand je vis que Clarine, et la pluspart de ceux du logis estoient allez au temple comme de coustume, et qu’ils ne m’avoient laissé pour me garder qu’un jeune enfant qui me souloit servir : Je l’appellay et luy dis, que je le priois d’aller promptement querir un Chirurgien, sans en rien dire à personne : le petit n’y manqua point, et alors qu’il fut entré : - Nostre maistre, luy dis-je, j’ay un grand mal de teste, je vous prie evantez moy un peu la veine du bras, car j’ay accoustumé de faire ainsi, quand ce mal me vient, et je suis incontinent guerie. Luy qui me vit toute rouge, et les yeux chargez, le creut facilement. Et sans se le faire dire deux fois, m’ouvre la veine, et puis me bande le bras, et s’en alla : mais il ne fut pas si tost hors du logis, que je r’appellay ce jeune garcon, et luy dis que je le priois de m’en aller querir un autre, parce que celuy-là ne m’avoit pas bien servie. L’enfant s’y encourut pensant bien faire, et me l’emmena incontinent : Je luy fis la mesme harangue que j’avois faite à l’autre, et cestui-cy aussi prompt que le premier, m’ouvre l’autre bras que je luy presente, luy cachant celuy où j’avois desjà esté seignée, et puis soudain il se retira.
     Alors croyant avoir mis l’ordre qu’il faloit pour finir plus promptement et plus asseurément mes jours, je fais tirer les rideaux, et serrer les fenestres, feignant que la clarté me faisoit mal : Mais incontinent je me desbande les deux bras et oste les compresses, et tout ce qui pouvoit empescher le sang de couler, m’estant voulu ouvrir les deux bras pour mourir tant plustost, et de peur aussi que s’il n’y en eust eu qu’un, le sang peut-estre se fust arresté de soy-mesme, comme il advient quelquefois en semblables occasions. » (F307r-v)
   
   Cryséide survit et s’enfuit avec sa servante, déguisée en homme. Elle retrouve Arimant, avec qui elle vit comme frère et sœur. Cryséide prend alors l’aspect du Gaulois Cléomire, et conquiert la faveur du père d’Arimant, à qui il conseille de marier Arimant à… Cryséide…
   Cléomire et Arimant feignent de partir chercher Cryséide : au moment où celle-ci reprend son vêtement de femme, elle est saisir par Gondebaud comme butin.

Informations sur l’image :
Auteur du cliché : Paris, Bibliothèque nationale de France
Traitement de l’image : Image Web
Localisation de la reproduction :
Reproduction interdite
Informations sur la notice :
Auteur de la notice : Stéphane Lojkine     Date de création : 16/12/2017
Auteur des modifications : Stéphane Lojkine     Date de Modification : 19/12/2017
Les notices sont la propriété de leurs auteurs et ne peuvent être reproduites ni faire l’objet de quelque transaction que ce soit sans leur autorisation expresse et écrite.