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Combat de Damon et d’Argantée (L’Astrée, 1733, III, 6) - Guélard

Notice #016248

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7043
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Au fond, on distingue un des lions de la Fontaine de la Vérité d’Amour.
   Argantée est presque un géant. Il est amoureux de Silère, une des nymphes de Galathée, et plein d’arrogance. Piqué des stances qu’il a entendu réciter par Damon il le provoque au combat. Galathée survient avec ses compagnes dans un chariot. (F222v)
   Alors que contre toute attente Argantée s’affaiblit au combat et que Damon lui inflige blessure sur blessure, Galathée interrompt le duel pour complaire à Polémas, qui est l’oncle d’Argantée.
   
    « Elle qui jugea bien le desplaisir qu’il en ressentoit, encores qu’elle ne l’aymast point, voulut toutefois luy donner cette satisfaction, pour le respect du service qu’il faisoit à sa mere : Et ne jugeant pas qu’elle peust mieux separer ces Chevaliers, que de les en prier elle mesme, elle mit pied à terre, et avec une grande quantité de ses Nymphes, s’approcha des combatans, à l’heure qu’Argantee ne se pouvant plus soustenir estoit tombé sur un genoil, et sembloit qu’à la veuë de ces belles Nymphes, il s’estoit mis expres à genoux pour leur demander pardon du mal qu’il avoit dict des femmes ». (F224r)
   
   Cependant Polémas profite de la situation et fait signe à ses chevaliers d’aller frapper Damon, qui est à pied. Damon réussit à remonter en selle et se défend vaillamment malgré l’inégalité du combat. Galathée cherche en vain à arrêter un assaut contraire à toutes les règles de la chevalerie, mais Polémas feint d’être tout au secours de son neveu.
   
    « La Nymphe qui voyoit faire un si grand outrage à ce Chevalier, ne pouvant le supporter, crioit et menaçoit ceux de Polemas : mais l’un d’entre eux qui les conduisoit, et à qui il avoit fait signe, sçachant bien la volonté de son maistre, et faisant semblant de ne point ouyr Galathee, commandoit tousjours qu’on tuast le Chevalier, lors que de fortune l’un des Lyons de la fontaine de la Verité d’Amour cherchant à manger, s’en vint parmy ces chevaux : il estoit si grand et si espouvantable, que tous les chevaux lors qu’il vint à passer parmy eux, en prirent une si grande frayeur, qu’il n’y eut ny Chevalier, ny Escuyer qui peust estre maistre du sien ». (F224v-225r)
   
   Le lion met en déroute les assaillants. Argantée tombe de son cheval et se tue misérablement, le cheval avec lui.
   
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »