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Concert au château d’Adamas (L’Astrée, 1733, III, 5) - Guélard

Notice #016247

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7043
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Nous sommes au tout début du livre 5.
    Hylas à droite à la harpe (ici plutôt un luth) et Sylvandre de dos à gauche à la musette font un concours de chant. (Folio 177 recto) Mais l’essentiel se passe au fond à droite.
    Ce concours de chant a été sollicité par Paris, mettant fin à l’entretien d’Astrée et d’Alexis-Céladon à la fenêtre (au second plan à droite sur la gravure), Astrée montrant à sa compagne le Lignon et le village d’où elle vient, et que Céladon ne connaît que trop…
    Cet entretien est introduit comme suit :
   
    «  Cependant qu’en la presence d’Adamas ces choses se passoient de ceste sorte, les bergers et bergeres qui estoient dans la salle avec Leonide et Alexis, incontinent que la collation fut achevee, reprirent les divers discours qu’ils avoient laissez : Mais Alexis et Astree, pour n’estre point interrompuës, se prenant soubs les bras, se mirent à promener d’un bout à l’autre de la salle, qui ne fut pas une petite commodité pour Alexis : car en ces divers tours elle pouvoit plus aysément cacher les changemens de son visage, et excuser mieux les discours interrompus qu’elle luy tenoit. Astree qui n’estoit pas moins transportee de voir devant elle un visage si ressemblant à celuy de Celadon, ne pouvant dissimuler son contentement, fut bien ayse que ceste commodité de parler à Alexis luy fut donnee en se promenant, tant pour n’estre point ouye de personne qui la peust interrompre, que pour pouvoir avec plus de liberté luy representer l’affection qu’elle luy portoit. » (F171r)
   
   Astrée oriente la conversation sur le gui. Il a été partiulièrement abondant cette année dans son village :
   
    « Mais, dites moy, belle Bergere, ce Guy duquel nous parlons, en quel lieu a-t’il esté trouvé ? - Si le Soleil, respondit Astree, vous permettoit de vous mettre à la fenestre, je le vous ferois voir d’icy. » (F171r)
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »