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Euric trouve la fausse lettre d’Amintor (L’Astrée, 1733, III, 4) - Guélard

Notice #016246

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7043
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Histoire d’Euric, Daphnide et Alcidon.
   Clarinte est aimée d’Amintor et d’Alcyre, elle donne la préférence au premier. Mais Alcyre avec la complicité d’une suivante de Clarinte, fait croire à Amintor que c’est lui que Clarinte préfère. Alcyre fait écrire à Amintor une lettre de remerciement d’Euric à une dame, puis la montre à Clarinte comme preuve de l’infidélité d’Amintor. Clarinte déchire la lettre mais conserve les morceaux.
   Clarinte tombe malade de chagrin, Amintor lui rend visite, ils ont une explication, Clarinte lui montre les fragments de la lettre. Euric survient alors et s’empare de lettre déchirée : c’est ce moment qui est représenté ici.
   
    « Il (=Amintor) vouloit continuer, lors que la survenuë du Roy l’en empescha, qui ayant esté adverty du mal de ceste belle Dame, la venoit visiter presque tout seul, de peur que la compagnie ne lui donnast de l’incommodité : Et il arriva tant à l’impourveuë, qu’il surprit les pieces de la lettre qui estoit encore sur le lict. Quant à Amintor, il serra promptement les siennes : mais Clarinte fut si surprise de voir arriver Euric, cependant que ce Chevalier estoit aupres d’elle, qu’elle ne se souvint point de cacher les siennes : Si bien que le Roy les ayant apperceuës, y mit la main si diligemment, qu’elle ne le peut jamais empescher d’en prendre toutes les pieces, et quelque priere qu’elle luy fit, ne voulut en façon quelconque les luy rendre, au contraire les serrant curieusement dans son mouchoir, apres s’estre arresté pres d’elle fort peu de temps, se retira dans son cabinet, où rapieçant la lettre la mit toute d’ordre : mais quand il vit le remerciment qu’Amintor faisoit (car il en recognoissoit bien l’escriture), jugez quel il devint. Tous les Amants sont d’ordinaire jaloux : mais sur tous ceux que je vis jamais, ce Roy l’estoit infiniment ». (Folio 152 verso)
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »