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Bellaris intercède pour Arimant (L’Astrée, 1733, III, 8) - Guélard

Notice #016250

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Artiste :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Y2-7043

Analyse

Analyse de l'image :
Bellaris est le jeune homme qui portait les lettres d’Arimant à Chryséide. Il a sauvé Arimant dans le combat contre les Caturiges. Fait prisonnier avec Arimant à Gergovie, Bellaris obtient de sortir pour négocier à Lyon auprès de Gondebaud la libération de son maître. Il retrouve à Lyon Cryséide, qui lui apprend que Gondebaud est amoureux d’elle. Bellaris organise l’évasion de Cryséide, qui part avec Clarine pour Gergovie. Bellaris organise l’évasion d’Arimant de Gergovie.
   Cryséide est reconnue par Gondebaud lors d’une de ses parties de chasse. Il se rend avec sa prisonnière au tombeau des Deux Amants où celle-ci jure fidélité à Arimant. Arimant est pris à son tour. Bellaris survient, se jette aux pieds de Gondebaud :
   
    « Alors le fidelle serviteur, - C’est donc, dit-il, en parole de Roy, que tu me promets, Seigneur, que quand je t’auray nommé ce coulpable, et de plus que je te l’auray remis entre les mains, tu m’accorderas la grace que je te demanderay ; - Je te le promets, dit le Roy, sur toutes les choses qui me sont les plus sacrees. Bellaris haussant alors les mains et les yeux au Ciel : - Je vous remercie, dit-il, ô dieux ! qui habitez là haut, de la grace que vous me faites, de pouvoir finir mes jours apres avoir fait ce que je desirois le plus. et se tournant vers Gondebaut, - Commande, continua-til, Seigneur, que l’on détache ce Chevalier, qu’indignement l’on traite comme tu vois, et que l’on employe toutes les chaisnes, et les liens dont il est lié sur moy, car c’est moy qui ay sauvé Cryseide, c’est moy qui luy donnay la nouvelle qu’il vivoit, c’est moy qui l’ay conduite tousjours depuis : Bref, qu’en moy seul tous les supplices soient employez, puis que c’est moy seul qui suis cause de tout le desplaisir que tu as receu. » (F364r)
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »