Allégorie sur la mort du Dauphin - Demarteau d'après Cochin
Analyse
La gravure était accompagnée d’une explication, imprimée sur un feuillet séparé, que l'on retrouve dans la Correspondance littéraire (Salon de 1765, article Cochin, commentaire de Grimm), L'Année littéraire (1766, VIII, 210) et le Mercure de France (novembre 1767) :
« On voit en haut les armes de Mgr le Dauphin rayonnantes de gloire, & les restes d’un voile, que la Mort a déchiré. En bas la Mort entraîne les plis tombans de ce voile : la Modestie qui est à côté, semble vouloir encore s’en envelopper. Au dessus, à gauche, la Sagesse & la Justice dirigent l’Etude, désigné par un coq & une lampe, vers l’Histoire, qui écrit, appuyée sur le Temps. Derrière, à droite, sont la Bonté, caractérisée par un Pélican qui s’ouvre le sein ; la Tendresse conjugale, allégorisée par l’Hymen & l’Amour, liés de fleurs & s’embrassant : à côté d’eux, est la Pureté, qui tient un lys. Dans le fond, paroît un groupe de vertus chrétiennes & morales ».
- Signé sous la gravure à gauche « C. N. Cochin filius inv. et delin. », à droite « Demarteau l'ainé sculp. ». L’allégorie pour la mort du Dauphin a été dessinée par Cochin fils en 1766 et gravée par Demarteau l’aîné en 1767.
Citation d'Ausone sous les signatures : « Nempè quod injecit secreta modestia, velum | Scinditur, et vitae gloria morte patet », car le voile que la pudeur discrète avait posé se déchire, et la gloire de la vie se révèle dans la mort.
Titre sous la citation : « La mort a dévoilé les secrets de sa vie ».
La citation et le titre ont été suggérés à Cochin par Diderot. - Ailsa Mellon Bruce Fund.
Informations techniques
Notice #025727