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La résurrection de Lazare (version de Boston) - Deshays

Notice #011740

Image HD

Série de l'image :
Paris, Salon de 1763
Auteur(s) :
Deshays, Jean-Baptiste (1729-1765)
1763
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Sujet d’histoire sacrée. La Résurrection de Lazare
Lieu de conservation :
Boston, Collection Jeffrey E. Horvitz
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
Collection particulière (Cachan)

Analyse

Analyse de l'image :
    Ce tableau ne figure pas dans le Livret. Voici ce qu’écrit Diderot : « Il y a une Résurrection du Lazare, sans numéro et sans nom d’artiste, qu’on lui attribue, et qui est certainement de lui. » (Bouquins 260)
    Extraordinaire du Mercure de France, sept. 63, p. 30 : Une Scène plus forte que la précédente [i. e. Le Mariage de la Vierge] & d’un genre différent, a exercé le pinceau de M. Deshays dans beaucoup moins d’espace sur la toile, mais avec autant d’étendue de génie ; c’est la Résurrection du Lazare. [En note : Ce Tableau ne se trouve point dans le Livre du Sallon.] Le Peintre a fait plus appercevoir & [31] plus sentir le Dieu que l’Homme dans le caractère de la Figure de Jesus-Christ. Les différens mouvemens de surprise, de terreur & d’admiration, sont ingénieusement variés, & parfaitement prononcés sur les visages des trois Apôtres qui regardent sortir le Mort de son tombeau. Ce dernier est frappant de terreur, il est élevé à mi-corps dans une espéce de fosse, dont on a relevé les terres & la pierre qui la couvroient. Il est encore dans les linceuls de la mort d’où il semble faire effort pour dégager ses mains, serrées dans des bandelettes, afin de les élever vers son Sauveur. Rien de mieux pensé, dans ce Tableau, que la différence dont sont affectées deux Femmes témoins du Miracle ; l’une est tout entiere encore à l’étonnement & à la considération terrible de l’événement, tandis que l’autre, prosternée la face contre terre, adore dans son âme la Divinité qui opére. Le site, le ton de couleur, la fierté du dessein, quoique dans des Figures de petites proportions, tout est relatif, tout est adapté à la nature du Sujet. Nous ne pouvons mieux nous expliquer à l’égard de cet Ouvrage, que d’après les plus illustres Confrères de son Auteur, qui [32] l’ont comparé aux plus belles production de la Fosse.
    Mathon de La Cour, lettre II, p. 33 : On reconnoît la meilleure maniere de ce Peintre, dans la résurrection de Lazare, qui n’avoit pas été annoncée. La figure de Jesus-Christ est remplie de dignité ; les transports de la reconnoissance [34] la plus vive éclatent dans le cadavre renaissant du Lazare : ses deux sœurs témoignent leur intérêt, chacune suivant son caractere : l’une se prosterne à terre ; l’autre paroît occupée du soin de faire tirer son frere de la tombe où il étoit enfermé. Les spectateurs sont frappés d’étonnement à la vue de ce prodige inattendu : toutes ces passions particulieres sont exprimées d’une maniere qui ne nuit point à l’ensemble & à l’effet général. Ce tableau est le mieux soutenu, & peut être le plus beau de tous ceux de M. Deshays.
Annotations :
2. Ce tableau n’est pas mentionné dans le Livret (n° 42 à 48 consacrés à Deshays).