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Silvandre aux pieds de Diane (L’Astrée, 1733, I, 7)

Notice #012596

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Rigaud, Jacques (vers 1681-1754)
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7041
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Silvandre n’est pas de la campagne comme les bergères, il n’est parmi elles que depuis 25 ou 30 lunes. Sa promenade le mène à la rencontre de Diane, d’Astrée, de Léonide et de Phillis. Une dispute s’engage entre elles et lui :
   
    « – S’il nous apperçoit, dit Diane, et qu’il ait opinion de ne nous point estre ennuyeux, il ne faillira point de venir bien tost à vous : et il advint comme elle le disoit, car de fortune le berger qui se promenoit, les appercevant, tourna incontinent ses pas vers elles, et les salua ; mais parce qu’il ne cognoissoit point Leonide, il faisoit semblant de vouloir continuer son chemin, lors que Diane luy dit : Est-ce ainsi, Silvandre, que l’on vous a enseigné la civi- lité dans les villes, d’interrompre une si bonne compagnie par vostre venue, et puis ne luy rien dire ? Le berger luy respondit en sousriant : Puis que j’ay failly en vous interrompant, moins je continueray en ceste faute, et moindre, ce me semble, sera mon erreur. »
   
   Les bergères s’étonnent que le cœur de Silvandre ne soit à aucune d’entre elles, « parce qu’il estoit si esloigné de toute amour, qu’entre elles il estoit nommé bien souvent l’insensible » :
   
    « – Silvandre, Silvandre, dit Phillis, parce que le courage vous deffaut, vous cherchez des eschappatoires, mais si vous en osteray-je bien tous les moyens, par celle que je vous proposeray ; car c’est Diane, puis qu’il ne luy deffaut, ny esprit pour recognoistre vostre merite, ny merites pour vous donner volonté de la servir. – Quant à moy, respondit Silvandre, j’y en recognois plus que vous ne sçauriez dire, pourveu que ce ne soit point profaner ses beautez de les servir par gageure. Diane vouloit respondre, et se fust excusée de ceste corvée ; mais à la requeste de Leonide et d’Astrée, elle y consentit, avec condition toutesfois, que ceste essay ne dureroit que trois lunes.
   Ceste recherche estant doncques ainsi arrestée. Silvandre se jettant à genoux, baisa la main à sa nouvelle maistresse, comme pour faire le serment de fidelité ».
Annotations :
1. Gravure non signée. Au-dessus de l’image à gauche « I. Part. 265. »
2. Avant la p. 265.