Aller au contenu principal
Les Hommes-boucs (Rétif, Découverte australe, 1781)

Notice #012755

Image HD

Série de l'image :
Rétif de la Bretonne, La Découverte australe par un homme volant, 1781
Auteur(s) :
Binet, Louis (1744-1800)
Date :
1781
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, taille-douce (au burin)
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Troyes, Médiathèque du Grand Troyes
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
DG 10149
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Les trois hommes-volants rencontrent, sur une île couverte de neige et de montagnes de glace, un ancien capitaine de vaisseau, abandonné là avec sa femme, ses enfants et son mousse, par son équipage mutiné. Il les conduit jusqu’à sa grotte.
    « Les trois hommes-volants suivirent leur hôte, qui fit aussitôt un signal auquel accoururent sa femme, qui avait encore sur elle quelques lambeaux d’habits européens, une jeune femme enceinte, une autre femme d’une espèce inconnue, car elle avait une queue et des cornes de chèvre, avec un poil fort long ; elle était d’une grande douceur et d’une figure assez agréable ; deux jeunes hommes, habillés de peaux et qui avaient l’air presque sauvage, étaient l’un armé d’une épée, l’autre d’une hache ; le second était à côté de la femme-chèvre, l’autre de la jeune personne, encore habillée à la française*. [Le capitaine raconte son histoire] – Un jour qu’il faisait très beau temps (car c’était durant l’été de ce climat), je m’avançai du côté de la côte méridionale, et j’aperçus avec étonnement des boucs ou satyres qui pêchaient soit à la ligne, soit avec des espèces de paniers d’osiers, suspendus à une perche. Ils marchaient très souvent sur deux pieds, et paraissaient se parler de temps en temps pour s’avertir des choses à faire. [...] Nous apprivoisâmes quelques hommes-boucs qui venaient nous voir. L’un d’eux avait une fille moins difforme que ses compagnes : mon mousse en devint amoureux et il l’a épousée. [Il a douze enfants] parce que sa femme a presque toujours eu des jumeaux. J’ai la consolation de voir que ces enfants tiennent beaucoup plus de leur père que de leur mère ; et si le bonheur voulait qu’ils pussent s’allier à des êtres plus parfaits, la difformité originelle ne tarderait pas à s’anéantir. »
Annotations :
1. Au-dessus de l’image à gauche : « II.e Vol. 326 »
Titre sous l’image : « Les Hommes-boucs »
Légende sur la page de gauche en note : « (*) 13.me Estampe : Un vieillard français, couvert de peaux de Fouines-de-mer [c’est-à-dire d’ours blancs], tenant un fusil. On voit avec lui sa Femme : un Mousse, armé d’une hâche, avec sa Femme-chèvre : le Fils du Vieillard, armé d’une épée, ayant à-côté de lui une Jeune-personne sa femme & sa sœur [le fils du vieillard a épousé sa propre sœur] ; Les trois Hommes-volans s’avancent vers cette Troupe. On voit sur un rocher un Homme-bouc et sa Femme-chèvre, qui lui montre une Fouine-de-mer morte. »