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Haria et ses chiens (Denis Diderot, Les Bijoux indiscrets, 1748, fig. 4)
Haria et ses chiens (Denis Diderot, Les Bijoux indiscrets, 1748, fig. 4)

Notice #001287

Image HD

Série de l'image :
[Denis Diderot], Les Bijoux indiscrets, Au Monomotapa [Paris, Durand, 1748]
Date :
1748
Date incertaine
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Département Littérature et art
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2 12479 (1)
Traitement de l'image :
Scanner
N° de commande :
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
Montpellier, Inst. de rech. sur la Renaissance l’âge classique & les Lumières

Analyse

Analyse de l'image :

Haria est une riche veuve de Banza qui préfère ses chiens à ses amants. Elle se décide pourtant à épouser le jeune Sindor, qui est attiré par sa fortune. La scène représente la nuit de noces d’Haria et de Sindor. Sindor n’arrive pas à pénétrer dans le lit d’Haria pour consommer le mariage. Après avoir expulsé tous les autres chiens du lit, il saisit Médor par la patte pour essayer de le déloger. Mais Médor résiste : 

« Il agaça Médor de la main droite. Médor attentif à ce mouvement, n’aperçut point celui de la gauche, et fut pris par le col » (folio, p. 143).

Le graveur a superposé à cette scène des noces sanglantes celle de la mort de Zinzoline, défenestrée par Sindor. Tout débute lorsque « la levrette […] lui mordit le gras de la jambe » (p. 141). Le lit avec son ciel de lit est le lieu où se joue l’action scénique, l’interposition de Médor entre Haria et Sindor. Le cône lumineux qui part des trois bougies sur le mur du fond à droite et s’élargit jusqu’au corps d’Haria à demi dévêtue constitue le cône

Annotations :

1. On peut lire en haut à droite: « T.1 Pag.232 »
3. Comparer, pour le thème ici parodié et pour le dispositif, avec Diane et Actéon du Titien : le tableau se trouvait au dix-huitième siècle à la galerie du Palais-Royal (voir lien).