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Claire voile Julie morte (La Nouvelle Héloïse, Rey 1761 fig12) - Gravelot
Claire voile Julie morte (La Nouvelle Héloïse, Rey 1761 fig12) - Gravelot

Notice #001562

Image HD

Série de l'image :
Rousseau, Lettres de deux amans habitans d’une petite ville, Amsterdam Rey 1761
Auteur(s) :
Le Mire, Noël (1724-1809)
Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773)
Date :
Entre 1760 et 1761
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre, eau-forte
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque de l’Arsenal
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RESERVE-8-BL-34363 (6)
Sujet de recherche :
B. Tane, Roman&Illustration, chap. Rousseau
Traitement de l'image :
Image web
N° de commande :
Date de commande :
01/07/1996
Photo sur papier
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :

   Alors qu’une foule s’est rassemblée devant la maison des Wolmar en croyant que Julie n’était pas encore morte, Claire dépose sur le visage de son amie, morte depuis trente-six heures, un voile brodé d’or et de perles que Saint-Preux lui avait rapporté des Indes. Elle maudit quiconque oserait le lever (NH, 6e partie L.11 p.727).    Cette estampe est la seule à laquelle Rousseau n’a pas donné de titre.        Le « sujet » de Rousseau précise:     « Une chambre à coucher dans laquelle on remarque de l’élégance, mais simple et sans luxe; des pots de fleurs sur la cheminée. Les rideaux du lit sont à moitié ouverts et rattachés. Julie, morte, y paroît habillée et même parée. Il y a du peuple dans la chambre, hommes et femmes, les plus proches du lit sont à genoux, les autres debout, quelques-uns joignant les mains. Tous regardent le corps d’un air touché mais attentif; comme cherchant encore quelque signe de vie.    Claire est debout auprès du lit, le visage élevé vers le Ciel, et les yeux en pleurs. Elle est dans l’attitude de quelqu’un qui parle avec véhémence. Elle tient des deux mains un riche voile en broderie, qu’elle vient de baiser, et dont elle va couvrir la face de son amie.    On distingue au pied du lit M. de Wolmar debout dans l’attitude d’un homme triste et même inquiet, amis toujours grave et modéré.    Dans cette dernière Estampe la figure de Claire tenant le voile est importante et difficile à rendre. L’habillement françois en laisse pas assez de décence à la négligence et au dérangement. Je me représente une roba à peigner très-simple, arrêtée avec une épingle sur la poitrine, et pour éviter l’air mesquin, flotant et traînant un peu plus qu’une robe ordinaire. Un fichu tout uni noué sur la gorge avec peu de soin; une boucle ou touffe de cheveux échappée de la coeffure et pendante sur l’épaule. Enfin, en désordre dans toute la personne qui peigne la profonde affliction sans malpropreté, et qui soit touchant, non risible.    Dasn tout autre tems, Claire n’est que jolie; mais il faut que ses larmes la rendent belle, et sur-tout que la véhémence de la douleur soit relevée par une noblesse d’attitude qui ajoute au pathétique.    Cette Planche est sans Inscription » (NH, Sujets d’estampes, p.771).

Annotations :

1. H Gravelot inven[it] [bas g.] N. Le Mire Sculp.[sit] [bas d.]