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Tullie fait passer son char sur le corps de son père (Clélie 2, 1656) - Chauveau

Notice #015885

Image HD

Série de l'image :
Clélie, Histoire romaine, par M de Scudéry, Paris, Courbé, 1656-60, 10 vol in-8°
Auteur(s) :
Chauveau, François (1613-1676)
1656
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Sujet historique. Tullie
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RES-Y2-1513
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
« Cependant la fiere Tulliue, qui auoit donné ordre qu’on l’aduertist de moment en moment de tout ce qui se passeroit, ne sçeut pas plustost ce que le cruel Tarquin auoit fait, qu’elle monta diligemment dan svn Chariot pour aller au lieu où le Senat estoit assemblé : & faisant appeler son MAry, elle luy dit qu’elle venoit luy rendre le prepier hommage, & le sdaluër comme Roy de Rome. Il est vray que comme il auoit aloors des choses pressées à faire, il luy dit qu’il luy copnseilloit de ne demeurer pas plus long temps parmy vne foule de Peuple où la tranquilité n’estoit pas establie : & en effet Tullie rentra dans son Chariot.Mais comme celuy qui le conduisoit fut arrivé au haut de la Ruë Cyprienne, & qu’il voulut tourner à main droite, pour aller gagner en descendant le pied du Mont Esquilin, il aperçeut le Corps de Seruius Tullus, tout couuert de Sang & de poussiere. De sorte que voyant vn si funeste spectacle, il retint la Bride de ses Cheuaux, par vn sentiment de respect & d’humanité tout ensemble : & se tournant vers la cruelle Princesse qu’il conduisoit, il luy montra le Corps du Roy son Pere, comme luy voulant montrer ce qui l’auoit obligé de s’arrester. Et en effet cvet homme se voulut mettre en deuoir de reculer, & de tourner par vne autre Ruë : mais l’impitoyable Tullie, inspirée par la cruauté mesme, se moqua de son respect : & prenant la parole auec vne inhumanité inconceuable : passe, luy cria t’elle auec colere, passe sasn t’arrester : car il n’est point de chemin qui ne soit beau pour monter au Throsne. De sorte que celuy qui conduisoit ce Chariot n’osant luy resister, lascha la Bride à ses Cheuaux ; qui moins impitoyables que la cruelle Tullie, s’empescherent autant qu’ils purent, par vn sentiment que la seule horreur d’vn Corps mort leur inspira, de fouler aux pieds celuy d’vn Grand Roy… » (p. 1015-1018)
Annotations :
1. Signé en bas de l’image « F. Chauveau jn. sculp. »
2. Volume 2, Première partie, livre 2.