Aller au contenu principal
Brutus soulève les Romains devant Lucrèce morte (Clélie 4, 1656) - Chauveau (?)

Notice #015890

Image HD

Série de l'image :
Clélie, Histoire romaine, par M de Scudéry, Paris, Courbé, 1656-60, 10 vol in-8°
Auteur(s) :
Chauveau, François (1613-1676)
1656
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Sujet historique. Lucrèce
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
RES-Y2-1512
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Tout commence par une procession funèbre dans Rome, Brutus est à cheval et muet, le corps de Lucrèce est transporté sur un chariot :
    « Apres quoy ce Chariot descouuert entra dans la Ville, suiuy de Brutus qui tenoit le Poignard sanglant à la main, du Pere & du Mary de Lucrece, dont les yeux estoient pleins de larmes ; & de cette multitude de gens de Collatie qui pleuroient la mort de Lucrece. D’abord la curiosité & l’estonnement se saisirent de l’espriut de tous ceux qui virent vn si estrange spectacle : & la mesme beauté de Lucrece, qui auoit seruy à luy faire receuoir vn outrage, seruit à la vanger : car comme elle venoit presques de mourir, elle paroissoçit si admirablement belle, que le Peuple de Rome qui auoit tant entendu parler de sa beauté, & qui ne l’auoit presques point veuë à cause de la solitude où elle auoit vescu, fut extraordinairement touché de la voir auec tant de charles, de la voir morte, d’aprendre la cause de sa mort, & de l’aprendre par cette multitude de gens qui suiuoient ce Chariot, & qui pleuroient en le suiuant. » (p. 1388-1389)
   Puis Brutus fait arrêter le cortège devant le temple de Jupiter Sator (p. 1390-1391), dont on distingue ici les colonnes du péristyle à l’arrière-plan. Brutus descend de cheval, et « fut se mettre à un lieu releué de deux Marches » (1391). Il prononce alors son discours en « montrant au Peuple le Poignard qu’il tenoit ». Le peuple fait silence (1394). A la fin du discours, les amis de Brututus crient « liberté, liberté », le mot est repris par la foule (1412).
    Alors Brutus « fit mettre le corps de cette admirable femme à l’entrée du temple, où il mit des Habitans de Collatie à le garder ; apres quoy conferant avec Aronce, Lucretius, Collatin, Valerius, Herminius, Artemidore, Zenocrate, Amilcar, Celere, Mutius, & plusieurs autres qui vinrent s’offrir à luy, il fut resolu, que la premiere choses qu’il falloit faire estoit de s’assurer des Portes. » (1412-1413)
Annotations :
1. La gravure n’est pas signée.
2. La gravure est à la p. 1080, face à la 1ère page du livre III de la 2e partie.