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Les funérailles de Céladon (L’Astrée, 1733, II, 8) - Gravelot

Notice #016238

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773)
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7042
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Astrée croit Céladon mort et décide de lui consacrer un « vain tombeau », c’est-à-dire un cénotaphe.
   
    « Ainsi s’en alla la Bergere Astree : et Paris mettant la main à l’œuvre choisit le plus pres du lieu où elles avoient dormy un endroit qui estoit vuide d’arbres, et où l’herbe semee de diverses fleurs sembloit estre reservee à un semblable office. Tycis et Hylas avec le fer de leur houlette et les cousteaux qu’ils portoient à leurs ceintures, n’ayant point de meilleurs outils, luy aidoient à trasser et coupper les gazons, et apres à les eslever l’un sur l’autre en façon de tombeau, cependant que Diane, Philis et Laonice d’un costé cueilloient diverses fleurs pour les semer dessus quand la ceremonie se feroit, et diligenteroit de sorte qu’ils paracheverent en peu de temps. Or il ne falloit que la perche pour mettre la ressemblance d’une colombe dessus pour marque du lieu où estoit mort Celadon, et dequoy graver ou escrire le tiltre ou l’epitaphe : mais n’ayant ny hache pour coupper ny encre pour escrire, ils estoient bien empeschez. En fin Tyrcis se ressouvint qu’au Temple de la Deesse Astree, Hylas avoit trouvé dequoy escrire, et que sans doute il y avoit laissé l’escritoire, ils le prierent d’y aller, et luy promirent qu’il l’attendroient. »
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »