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Le jugement de Léonide (L’Astrée, 1733, II, 9) - Guélard

Notice #016239

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
Gravelot, Hubert-François Bourgignon dit (1699-1773)
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7042
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Histoire du berger Adraste
   
   Léonide est assise au centre-droit de la gravure, tenant sa houlette de bergère à la manière d’un sceptre.
   Elle tranche le différend qui opposait Adraste à Palémon et Doris en faveur de ces derniers.
   Au premier plan à gauche, Adraste s’évanouit.
   
    « Tel fust le jugement de la Nymphe, qui en mesme temps fit trois effects bien differents en ces trois personnes, en Palemon d’extreme contentement, en Doris d’un estonnement si grand, qu’elle demeura sans parler : mais en Adraste d’un si prompt saisissement d’esprits qu’il se laissa choir en terre comme mort : de sorte que cependant que Palemon avec mille parolles confuses et mal arrangees, essayoit de remercier son juge d’une si favorable ordonnance, Doris sans dire mot, tenoit les yeux en terre, comme ne sçachant si elle devoit en estre ayse ou marrie : Et Adraste couché de son long, quoy que sans sentiment ne laissoit d’en causer un si grand de son ennuy en ceux qui le regardoient, que Doris mesme en fut touchee de pitié. Toute cette trouppe accourut à luy, et luy rapporta tout le secours qui fut possible, et le voyant revenu, Leonide accompagnee d’Astree, et de ses compagnes, les laissa tous trois ».
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »