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Olymbre & Ursace surpris & sauvés par Céladon (L’Astrée, 1733, II, 10) - Guélard

Notice #016240

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7042
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
L’histoire d’Ursace et d’Olymbre est racontée par Céladon.
   Céladon éloigné d’Astrée par Alcippe voyage en Italie. Dans les Apennins, il entend la voix, puis voit un homme étendu à terre : Ursace se lamente de ce qu’Eudoxe, l’épouse de l’empereur Valentinien et la femme qu’il aime, a été enlevée par un Vandale (Genséric). Il allait se poignarder quand son ami Olymbre intervient. Le poignard les blesse tous deux.
   
    « Cest estranger parloit de ceste sorte : et prenant tout transporté de fureur un petit glaive qui luy pendoit à costé de la cuisse, il s’en fut donné sans doute dans l’estomach, si un sien compagnon accourant à temps ne luy eust retenu le bras qu’il avoit eslevé pour donner un plus grand coup. Mais il advint qu’en luy sauvant la vie il faillit d’avoir la main coupee. Car Ursace se sentant pris, et ayant desja l’esprit occupé de l’opinion de la mort, il le retira si promptement, que sa manche luy eschappa, et la main de celuy qui estoit survenu, coulant tout le long, le tranchant luy fit une grande blesseure, qui fut cause que ne le pouvant plus retenir de ceste main, et craignant qu’il ne parachevast son cruel dessein, il se jetta sur luy, luy disant : - Jamais Ursace ne mourra sans Olymbre. Grand effect de l’amitié ; à ce nom d’Olymbre, je vis cet homme auparavant si transporté revenir tout à coup en luy-mesme, et comme s’il fut tombé de quelque lieu bien haut, il sembloit tout estonné de ce qui luy estoit advenu, et de ce qu’il voyoit : en fin lors qu’il pût prendre la parole : - Amy, dit-il, hé quel demon contraire à mes desirs t’a conduit en ce lieu escarté pour m’empescher de suivre, si je ne puis comme Ursace, comme son esprit, pour le moins sa tant aimee Eudoxe ? »
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »