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Astrée et sa troupe au château d’Adamas (L’Astrée, 1733, III, 2) - Guélard

Notice #016244

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Guélard, Jean-Baptiste Antoine, grav. parisien actif 1730-1755
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7043
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Astrée et sa troupe se rendent au château d’Adamas où Astrée sait qu’elle trouvera Alexis, la fille d’Adams, dont le visage ressemble trait pour trait à celui de Céladon : et pour cause, puisque cette fausse Alexis est en fait Cléadon déguisé !
   Astrée retarde cette arrivée, elle redoute la vue de ce visage tant aimé. Le berger Hylas la précède et annonce sa venue à Adamas.
   Enfin, Astrée arrive :
   
    « Astree, encore que ce fust elle qui fust cause du retardement, ne pouvant toutefois se priver plus long-temps de la veuë de ce visage tant aimé, en fist signe à Philis, qui pour complaire à sa compagne, s’adressant à Daphnide et à Paris, leur dict tout haut : - Hylas par son impatience nous empesche de reprendre nostre haleine à nostre aise, nous contraignant de le suivre : car que dira Adamas, quand il sçaura par luy que nous sommes icy ? - Vous avez raison, dit Daphnide, et prenant Astree, et Diane par la main, elles s’acheminerent toutes de compagnie : Et parce que l’escallier estoit large, elles marchoient toutes trois ensemble, et le reste de la trouppe venoit confusément apres. Adamas les attendoit à l’entree de la salle, où il les reçeut avec le meilleur visage qui luy fut possible ». (Folio 45 verso)
   
   Enfin, vient le moment du baiser entre Astrée et Alexis :
   
    « Et à ce mot, parce que Daphnide s’estoit reculee expressement, apres avoir salüé Leonide, Astree s’avança pour en faire de mesme à la déguisée Alexis : mais quelle devint-elle, quand elle jetta les yeux sur son visage ? Et quelle devint Alexis, quand elle vit venir Astree vers elle pour la baiser ? Mais en fin, ô Amour ! en quel estat les mis-tu toutes deux quand elles se baiserent ? La Bergere devint rouge comme si elle eust eu du feu au visage, et Alexis, transportee de contentement, se mit à trembler comme si un grand accez de fievre l’eust saisie. Hylas qui avoit remarqué de quel courage sa Maistresse avoit salüée cette bergere, en devint si jaloux, qu’il ne peut souffrir qu’elle la tint plus long-temps en ses bras, et cette jalousie fut cause qu’il les separa, et que Diane eust le loisir d’entrer en la place d’Astree, et apres elle Philis, et puis le reste de la trouppe. » (Folio 46r-v)
Annotations :
1. Signé sous la gravure à droite « Guélard sculp. »