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Lycidas montre à Phillis la caverne de Céladon (L’Astrée, 1733, V, 7) - Rigaud

Notice #016273

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Rigaud, Jacques (vers 1681-1754)
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7045
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :
Astrée et Diane se sont enfuies, car Diane redoute qu’Adamas et sa mère ne la contraignent d’épouser Paris. Elles ont marché toute la nuit, et se sont réfugiées dans une caverne. Au matin, Phillis est partie à leur recherche, elle rencontre Lycidas, qui lui parle de la caverne où autrefois s’était caché Céladon. C’est, bien sûr, la même caverne…
   
    « – Il me semble, adjousta Phillis, que vous nous dittes alors, que sa caverne estoit le long de Lignon ? – Elle l’est aussi, respondit Lycidas, et si vous la voulez voir, vous n’avez qu’à tourner la teste, la voilà à deux pas de vous : son entrée semble n’estre pas d’un acces trop facile, car vous voyez quantité de ronces qui la couvrent, mais elle est assez agreable au dedans. Disant cela Phillis et Lycidas se leverent et s’en allerent à l’ouverture de cette grotte. Aussi-tost que Phillis y fut, elle avança la teste pour regarder dedans, mais ne pouvant rien voir à cause des buissons et de l’obscurité, elle commença de s’y faire un passage, et se tournant à Lycidas : J’ay une si grande envie, dit-elle, de la voir à cause de Celadon, que quand je devrois laisser la moitié de ma peau dans ces espines, je suis resolue d’y entrer. Le berger qui craignoit en effet qu’elle se fist du mal, l’arresta par la main, et luy dit, que sans se mettre au hazard de se blesser, il pourroit bien luy en faciliter le passage, et de fait, il se mit aussi-tost à rompre avec sa houlette les buissons qui est oient au devant.
   Dieu sçait quel fut alors l’estonnement d’Astrée et de Diane ! car ces deux bergeres qui s’estoient cachées dans cette caverne pensant y estre en seureté, n’avoient pas perdu une seule parole de tous les discours que Lycidas et Phillis avoient eus ensemble. »
Annotations :
1. Signé sous la gravure à gauche « J. Rigaud. In. S. » (invenit et sculpsit).