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Consultation de la fontaine de Vérité d’Amour (L’Astrée, 1733, V, 12) - Rigaud
Consultation de la fontaine de Vérité d’Amour (L’Astrée, 1733, V, 12) - Rigaud

Notice #016278

Image HD

Série de l'image :
L’Astrée de M. d’Urfé, Paris, Pierre Witte & Didot, 1733, 5 vol. in-12
Auteur(s) :
Rigaud, Jacques (vers 1681-1754)
Date :
1733
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 17e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Réserve
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-7045
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :

La fontaine révèle à qui s’y mire, par ce qu’elle reflète, qui il aime et s’il est aimé. Céladon est le premier à consulter la fontaine, à la prière d’Adamas. Astrée suit, accompagnée d’Amasis. 

« Ainsi Adamas prit Celadon par la main et l’ayant mené jusqu’au bord de la Fontaine, tous deux se mirent à genoux, et là le Druide ayant fait encore une priere à l’Amour, Celadon se baissa ; mais à peine eut-il jetté l’œil dans l’eau qu’il y vid sa maistresse aussi belle que son imagination estoit capable de la representer, cette veue le ravit d’autant mieux qu’il se vid seul aupres d’elle et que cet object luy fut une assurance de son inviolable fidelité.
Aussi-tost apres, Astrée y vint, conduitte par Amasis qui, s’estant mise à genoux, comme avoit fait Adamas, fit signe à la bergere de se baisser, à quoy Astrée ayant obey, l’image de Celadon luy parut au mesme instant, accompagnée de toutes les graces que la Nature avoit mises en son visage et en sa bonne mine; elle s’y vid aussi en mesme temps et dans l’exces du plaisir que cette veue luy rapportoit, elle ne pouvoit abandonner la Fontaine qui recevant, toutes les larmes que la joye desroboit aux yeux d’Astrée, sembloit sousrire elle-mesme du bien qu’elle luy avoit rendu. »

Annotations :

1. Signé sous la gravure à gauche « J. Rigaud. In. S. » (invenit et sculpsit).