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La prise de Juliers (Cycle de Marie de Médicis) - Rubens
La prise de Juliers (Cycle de Marie de Médicis) - Rubens

Notice #016642

Image HD

Série de l'image :
Rubens, Cycle de la Vie de Marie de Médicis
Auteur(s) :
Rubens, Pierre Paul (1577-1640)
Date :
Entre 1621 et 1625
Nature de l'image :
Peinture sur toile
Sujet de l'image :
Composition mixte (allégorie et histoire)
Lieu de conservation :
Paris, Musée du Louvre
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
INV. 1781
Traitement de l'image :
Image web

Analyse

Analyse de l'image :

Marie de Médicis intervient dans la crise du duché de Juliers. Situé en terre d’empire, ce duché aurait dû échoir à l’électeur de Brandebourg, protestant, mais a fait l’objet d’une captation par les candidats catholiques à l’héritage, soutenus par les Habsbourg. Les Hollandais, alors alliés de la France, mettent le siège devant la ville et sont sur le point d’obtenir la reddition des assiégés. Mais Marie de Médicis ne pousse pas plus loin l’avantage : sitôt la prise de Juliers acquise, elle rappelle l’armée, commandée par le maréchal de La Châtre.

La commande faite à Rubens stipulait ceci :

« 16. Tableau. La prise de Juliers.
La ville de Juliers est représentée avec ses retranchements et canons à l’entour ; au-devant du tableau est représenté un cheval blanc, beau en perfection, en action fougueuse, levant les pieds de devant, qui a de grands crins tressés et cordonnés, harnaché d’harnois en broderie d’or, portant de grands panaches sur la tête, sur lequel la Reine est à cheval, somptueusement et magnifiquement vêtue, l’armet en tête, les cheveux pendant, tenant un bâton en sa main, accompagnée de la Victoire qui lui met une couronne sur la tête ; à côté une Renommée publie la grandeur de la Reine ; au côté du cheval est la Générosité qui met une main sur un lion, de l’autre tient des bagues qu’elle fait mine vouloir distribuer ; au bas du tableau est représentée une armée de cavalerie commandée par M. le Maréchal de la Châtre, qui remet Juliers entre les mains des protestants suivant les promesses du Roi. »
(Bnf Ms Baluze, 323, fol. 54, transcription Foucart et Thuillier, corr. Hénin et Cojannot)

Annotations :

3. On peut voir ce tableau comme une sorte de réplique au Portrait équestre de Louis XIII, qui célébrait probablement l’assassinat de Concini.