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Horam poignarde Tasnar aux yeux de Misnar (Les Contes des génies, t. 2, 1782)

Notice #016845

Image HD

Série de l'image :
Ch. Morell [en fait J. Ridley], Les Contes des génies, Amsterdam, 1782, in-12
Date :
Entre 1766 et 1782
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Département Littérature et art
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-9171
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Le fonds de l’histoire est la révolte d’Ahubal contre son frère Misnar, le sultan des Indes. Ahubal s’est allié à toutes sortes de puissances infernales. D’abord la sorcière Ulin, dont il a fait sa maîtresse, puis l’enchanteur Tasnar.
   Misnar demande à son visir Horam de lui ramener la têtede Tasnar. Une vieille esclave se dévoue pour lui, et part au camp d’Ahubal, munie de lettres contenant de sinformations militaires apparemment stratégiques, et d’un poignard. Mais Tasnar se méfie : il prend les lettres et fait exécuter la vieille, dont il coupe la tête. Puis, par sa magie, il prend l’apprence de la vieille, tandis que la tête prend son apparence. Tasnar se rend alors au camp de Misnar pour tenter de le poignarder, selon le même procédé que la vieille avait tenté contre lui. Mais le visir Horam aura la même prudence qui avait été celle de Tasnar…
    « L’enchanteur avance tenant d’un main le poignard, de l’autre il portoit la fausse tête. Il alloit monter les degrés du trône. Le Visir l’arrête & lui ordonne de commencer par se prosterner devant le Sultan de l’Inde.
    La fausse esclave obéit. Le Visir, la voyant prosternée la face contre le dernier degré du trône, tire son cimeterre et la frappe, au grand étonnement de Misnar.
    “Qu’as-tu fait, malheureux Visir, s’écria le Sultan ? Envies-tu l’action glorieuse de cette fidelle esclave” ? —
    Le sultan eût sans doute continué de s’emporter en reproches & en invectives contre son
   Visir, s’il n’eût vu l’enchantement dissipé & le corps mort de Tasnar paroître sous ses véritables traits, ainsi que la tête de la vieille femme.
    Alors il comprit la juste indignation de Horam, qui lui sauvoit la vie en immolant Tasnar. Il descendit précipitamment de son trône, se jetta au cou du Visir, & dit en le tenant étritement embrassé :
    “O mon fidèle Horam, pardonne-moi ma vivacité. J’ai fait un crime à mon ami d’une action qui me sauve la vie ! Ta prudence est grande, ô Visir !…” »