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Un homme sort de la tombe & menace le faquir (Les Contes des génies, t. 2, 1782)

Notice #016840

Image HD

Série de l'image :
Ch. Morell [en fait J. Ridley], Les Contes des génies, Amsterdam, 1782, in-12
Entre 1766 et 1782
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Département Littérature et art
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-9171
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Le sultan Misnar et son visir Horam se déguisent en faquirs pour sortir du palais dans la ville et que le sultan puisse connaître par lui-même l’état de sa Capitale. Ils rencontrent un Faquir qui s’apprêtait à leur raconter une mauvaise rencontre, mais les soupçonne bientôt d’imposture. Une populace hostile s’assemble à ses cris, le sultan est obligé de se dévoiler. Il emmène le Faquir au Palais pour l’interroger.
    Récit du Faquir au Sultan Misnar sur sa rencontre de la veille. Il était allé se reposer au cimetière :
    « Cependant un jeune homme coiffé d’un turban sort tout-à-coup de la tombe. En me voyant il tire son sabre, & s’élance sur moi pour me frapper. Je n’eus que le tems de prendre une pierre qui étoit à mes pieds. Je la lui jettai, & il tomba à la renverse. J’avançai vers lui, j’arrachai le sabre de ses mains, & j’allois l’exterminer lorsqu’il éleva la voix, en disant : “Tu es maître de ma vie ; mais prends garde à ce que tu vas faire, homme insensé ; car en m’ôtant la vie, tu l’arraches à deux”.
    Interdit & ne pouvant comprendre comment il étoit possible que j’ôtasse la vie à deux personnes en me vengeant de cet assassin qui avoit voulu me tuer sans que je l’eusse offensé, j’hésitai, & je crois que je lui eusse pardonné. Mais voyant ma main tomber, il la saisit, & voulut m’arracher le sabre qye je ne tenois plus que foibelement. Je repoussai ses efforts, & d’un seul coup, je lui coupai la tête. »