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Amurath et Kalasrade (Les Contes des génies, t. 2, 1782)

Notice #016841

Image HD

Série de l'image :
Ch. Morell [en fait J. Ridley], Les Contes des génies, Amsterdam, 1782, in-12
Entre 1766 et 1782
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Paris, Bibliothèque nationale de France, Département Littérature et art
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
Y2-9171
Traitement de l'image :
Image web
Localisation de la reproduction :
https://gallica.bnf.fr

Analyse

Analyse de l'image :
Kalasrade, la fidèle épouse de Sadak, a été enlevée sur les ordres du sultan Amurath, jaloux de leur bonheur. La scène ici illustrée représente la première entrevue du ravisseur et de sa captive, dont il tombe aussitôt amoureux. Kalasrade ne comprend pas tout de suite qu’Amurath est l’auteur de son enlèvement, et commence par implorer son secours.
   
    « “Belle Kalasrade, lui dit-il, je suis charmé de votre récit ingénu. Cependant, ô Reine de mon cœur ! vous n’êtes pas dans la maison d’un esclave, mais dans les jardins du sérail d’Amurath”.
    A ce début, Kalasrade changea de couleur. La pâleur de la mort ternit l’éclat de ses joues & de ses lèvres. Elle s’évanouit & tomba, comme une fleur dont un vent impétueux brise la tige.
    Amurath la fit secourir d’abord par quelques femmes du sérail. Elle ne revint que difficilement ; & dès qu’elle vit encore Amurath devant elle, elle s’évanouit derechef.
    Cependant, au bout de quelques heures, elle reprit l’usage de ses sens. Alors Amurath lui parla ainsi :
    “Non, ma chère Kalasrade, il n’est pas possible au Maître de la terre de déguiser des pensées, ni de parler contre les sentimens de son cœur. La dissimulation est le partage des esclaves. Le soleil n’a point d’ombre, & le Monarque de l’Asie ne connoît point de déguisement…” »