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1001 nuits. Histoire de Ganem (Cabinet des fées, t10, 1785) - Marillier

Notice #016867

Image HD

Série de l'image :
Chevalier de Mayer, Cabinet des fées, ou coll. choisie des contes de fées…, 1785
Auteur(s) :
Marillier, Clément-Pierre (1740-1808)
Borgnet, J. F., graveur français au burin du 18e siècle
Date :
1785
Nature de l'image :
Gravure sur cuivre
Sujet de l'image :
Fiction, 18e siècle
Lieu de conservation :
Madison Wisconsin, Memorial Library
Références (n° inv, cote, salle, coll.) :
PZ24C3 (10)
Traitement de l'image :
Photo numérique

Analyse

Analyse de l'image :
Un marchand de Damas meurt, laissant un fils, Ganem, et une fille. Plusieurs charges sont entreposées dans son magasin, avec la mention « Pour Bagdad » : c’était le voyage que projetait le marchand, avant de mourir. Ganem, malgré sa jeunesse et les mises en gardes de sa mère, décide de faire le voyage.
    A Bagdad, il commence à vendre les marchandises, au prix prescrit par son père. Alors qu’il ne lui reste plus qu’une balle, un marchand meurt. Tous les marchands vont à son enterrement, qui est hors de la ville, et Ganem avec eux. La cérémonie s’éternise, la nuit tombe, Ganem s’éclipse pour rentrer, craignant pour son bien. Dans la nuit, il s’égare, et trouve les portes de la ville closes. Il se réfugie dans un cimetière. N’arrivant pas à dormir, il se lève et voit d ela lumière. Effrayé, il monte se cacher dans un palmier (en haut à gauche sur la gravure).
    « A cette vue la frayeur le saisit, il poussa la porte de qui ne se fermoi qu’avec un loquet, & monta promptement au haut du palmier, qui, dans la crainte dont il étoit agité, lui parut le plus sûr asyle qu’il pût rencontrer.
    Il n’y fut pas plutôt, qu’à la faveur de la lumière qui l’avoit effrayé, il distingua & vit entrer dans le cimetière où il étoit, trois hommes, qu’il reconnut pour des esclaves à leur habillement. L’un marchait devant avec une lanterne, & les deux autres le suivoient chargés d’un coffre long d ecinq à six pieds, qu’ils portoient sur leurs épaules ; ils le mirent à terre, & alors un des trois esclaves dit à ses camarades : Frères, si vous m’en croyez, nous laisserons là ce coffre, & nous reprendrons le chemin de la ville. Non, non, répondit un autre, ce n’est pas ainsi qu’il faut exécuter les ordres que notre maîtresse nous donne. Nous purrions nous répentir d eles avoir négligés : enterrons ce coffre, puisqu’on nous l’a commandé. »
    Ganem au départ des esclaves va voir ce que contient le coffre. Il en brise le cadenas avec un caillou et se trouve face à « une jeune dame d’une beauté sans pareille », qui est bien vivante…
Annotations :
1. En haut à gauche « H.re de Ganem », à droite « Tom. 10 pag. 13 »
Légende dans le cartouche : « Frères, si vous m’en croyez nous laisserons la | ce Coffre, et nous reprendrons le chemin de la Ville. »
Signé sous le cartouche à gauche « C. P. Marillier dir. », à droite « Borgnet Sc. »
Gravure insérée avant la p. 13, comme préconisé en haut à droite, la phrase commence à la 4e ligne à partir du bas.